2027 - Sept candidats face aux patrons : le grand débat du Medef sur LCI
Dans son propos introductif, Retailleau écarte concurrence et mutations technologiques pour désigner l'État bureaucratique comme premier obstacle des entreprises, et appelle à une « rupture » plutôt qu'à des réformes.
« Le premier problème c'est l'État. C'est l'état bureaucratique. C'est un état vorace qui dévore plus de 57 % de la richesse des Français que chaque année les Français produisent. »
Glucksmann illustre sa critique de la dépendance industrielle française par deux actualités opposées : l'ouverture d'un parc à thème financé par l'Arabie saoudite d'un côté, l'abandon d'un projet de giga-usine de panneaux photovoltaïques de l'autre. Il propose un « contrat patriotique » autour de trois axes : révolution écologique industrielle, fin de la « société de rentiers », révolution technologique.
« Je ne veux pas pour mon pays la France d'un destin de parc d'attraction pour tycoon américain, oligarque russe, dignitaire du parti communiste chinois ou émir du golf. »
Le Pen bâtit son propos sur une « identité économique de la France » à préserver par la constance : tenir les baisses d'impôts de production déjà engagées, ne pas pérenniser les impôts dits exceptionnels, et « arrêter la folie normative ».
« Ça veut dire que quand on s'engage à baisser les impôts de production, il faut respecter cette promesse. »
Philippe revendique la continuité de la « politique de l'offre » menée entre 2017 et 2020 et propose d'échanger la poursuite de la baisse des impôts de production contre la suppression d'un volume équivalent d'aides aux entreprises, en plus d'une grande politique d'infrastructures.
« J'ai proposé un double effacement : celui des 50 milliards d'impôts de production, en contrepartie de la suppression de 50 milliards d'aides aux entreprises. »
Mélenchon situe son propos dans trois chocs mondiaux (climatique, financier, rivalité Chine/États-Unis) et conteste vingt ans de baisses de cotisations et d'impôts, qu'il juge inefficaces ; il propose le retour de l'État, la planification écologique et un crédit facilité par un pôle public.
« Je n'hésiterai pas à vous dire que le total du déficit aujourd'hui, c'est le total des cadeaux fiscaux qui ont été faits. »
Tondelier retourne l'appel du Medef à la « liberté » en soutenant que l'écologie en est la condition : ignorer les limites planétaires ne rend pas indépendant de la nature, mais expose à des chocs économiques comme la canicule de l'été passé.
« Une journée de canicule coûte à notre économie le même prix qu'une demi-journée de grève. »
Après avoir reconnu des échecs de son propre bilan (fin de la politique de l'offre après la dissolution, logement, libération des énergies), Attal cite la concurrence chinoise sur l'industrie et l'investissement massif américain en IA comme deux défis qui l'inquiètent pour l'avenir économique de la France.
« Pendant les 2 heures de ce débat, les géants du numérique américain auront investi 100 millions de dollars de la recherche en IA. On doit être au rendez-vous. »
Le 21 août 2026, aux Amfis de LFI, Manon Aubry avait bien employé le mot « nuisibles », mais en visant explicitement les milliardaires (« à quel point les milliardaires sont des formes de nuisibles »), dans le cadre de sa proposition d'interdire les grandes fortunes — pas les entrepreneurs en général. Attal étend ce propos à l'ensemble des « entrepreneurs français », ce qu'Aubry n'a pas dit.
« Monsieur Mélenchon, je vous ai écouté. À votre place, j'aurais présenté des excuses pour les propos de Manon Aubry qui a qualifié des entrepreneurs français de nuisible et de parasites. »
Interpellé sur le caractère irréaliste d'une annulation de la dette, Mélenchon précise qu'il vise uniquement la dette détenue par la BCE, pas les créanciers privés, et propose une initiative européenne coordonnée pour l'effacer, ce qui ferait selon lui baisser les taux d'intérêt.
« Je parle de la dette de la France auprès de la Banque centrale européenne. Voilà de quoi je parle. Et cette dette, c'est une dette à nous-même car nous sommes membres de l'euro. »
Philippe défend la trajectoire budgétaire actuelle et la parole donnée aux créanciers, et propose une règle d'or constitutionnelle contraignant le Parlement à l'équilibre, ainsi qu'un allongement de la durée de travail modulé selon la pénibilité des métiers.
« Ce que vous êtes en train de dire, monsieur Mélenchon, au fond revient à ça. Vous expliquez qu'on va brûler la dette et vous allez faire en sorte que la France finisse interdit bancaire. Je ne veux pas de ça. »
Le Pen annonce une trajectoire de 125 milliards d'euros d'économies (agences publiques, immigration, contribution nette à l'Union européenne) et une réforme des retraites progressive selon l'âge d'entrée dans la vie active — 60 ans pour qui a commencé avant 20 ans, jusqu'à 62 ans au-delà.
« Il m'apparaît que le premier qui doit faire un effort, c'est l'État et il doit baisser drastiquement son train de vie. »
Glucksmann rejette l'explication migratoire et européenne de la dette portée par Le Pen, et défend une réforme des retraites fondée sur la pénibilité plutôt qu'un report uniforme de l'âge de départ.
« Structurellement, et bien la dette, elle vient de la désindustrialisation des années 80-90. Elle est structurelle dans notre pays parce que nous ne produisons pas assez de richesse et que nous ne produisons pas assez de biens manufacturés. Vous voulez résorber la dette et bien il faut rapatrier des usines. »
Attal attribue la hausse du déficit non aux dépenses de l'État, en baisse selon lui, mais aux dépenses sociales, et propose un système universel de retraite par points assorti d'un pilier de capitalisation.
« L'INSEE, qui est un institut statistique indépendant, a établi que sur l'année 2024, pour la première fois depuis 15 ans, l'État avait dépensé moins que l'année précédente. »
Retailleau propose de lier automatiquement l'âge de départ à la retraite à l'espérance de vie — une disposition prévue sous François Fillon mais jamais activée — et de réduire de 250 000 à 300 000 le nombre de fonctionnaires pour rétablir l'équilibre budgétaire en cinq ans.
« Aucun des candidats aujourd'hui et demain ne pourra résoudre le problème des finances publiques et de la dette sans la retraite, parce que la retraite, c'est un quart de la dépense publique. »
Tondelier oppose à la critique de Le Pen sur l'immigration un rapport présenté devant le Medef sur le besoin de main-d'œuvre étrangère à l'horizon 2050, et dénonce par ailleurs les économies faites sur l'écologie (Canadairs annulés, fonds vert divisé par quatre) comme de fausses économies au regard du coût de l'inaction climatique.
« J'ai lu le rapport qui expliquait que l'économie française ne pourrait pas tourner en 2050 sans 103,6 millions de travailleurs étrangers. C'est ça la réalité. »
Le Pen propose de réduire drastiquement délais et normes pour toute implantation industrielle en la qualifiant systématiquement de « projet d'intérêt national majeur », couplé à la suppression des impôts de production (CVAE, CFE, C3S) et une commande publique orientée vers les entreprises implantées en France.
« Je viens vous dire aujourd'hui que toute implantation industrielle sera considérée par nous comme un projet d'intérêt national majeur. »
Mélenchon appelle à fixer des objectifs industriels sectoriels précis (textile, bois, ferroviaire, énergie marine) plutôt que de simples baisses de charges, et accuse Le Pen d'avoir transformé des cotisations sociales en TVA déguisée pour masquer le coût réel de ses exonérations.
« Je pense que nous pouvons reconstituer une industrie textile dans notre pays. Je pense que nous pouvons avoir une filière bois. »
Philippe défend le bilan d'attractivité de la politique de l'offre (premier pays européen pour les investissements étrangers entre 2017 et 2020) et propose un moratoire normatif ainsi qu'une règle de réciprocité commerciale avec la Chine.
« Je propose que les produits fabriqués par des entreprises chinoises pour être commercialisés dans la zone euro soient tenus d'être produits dans la zone euro. »
Glucksmann propose un « Buy European Act » mobilisant les 2000 milliards de commande publique européenne et des mesures miroirs face à la Chine, choisissant des filières stratégiques plutôt que de saupoudrer les aides.
« Il nous faut un projet Manhattan sur l'IA et à cette condition, on pourra réindustrialiser sans faire le concours de l'abaissement des normes. »
Attal propose de renvoyer l'essentiel des règles du travail aux branches et aux entreprises, et un « spoil system à la française » pour placer à la tête des administrations des personnes alignées avec le programme du président élu.
« Plutôt que de parler à nouveau de simplification du code du travail, faisons tout simplement un annuler et remplace. On écrit non pas un code du travail avec des milliers de pages, mais une constitution du travail de 50 pages avec les grands principes. »
Tondelier propose un plan en trois axes pour la souveraineté industrielle : protectionnisme européen (quotas bas carbone dans la commande publique, extension du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières), maîtrise du coût de l'énergie, et relance de la recherche publique, en retard sur l'Allemagne et les États-Unis.
« Si Arcelor Mittal ferme, alors on ne sera plus dépendant pour se fournir en acier que de la Chine et des États-Unis. Et quand ils décideront de plus nous en donner, on aura quand même l'air bien mal. »
Retailleau récuse l'accusation de « moratoire » sur les renouvelables lancée par Tondelier — il vise selon lui l'arrêt des subventions à des filières devenues matures, pas leur interdiction — et propose la suppression de la PPE3 ainsi qu'un objectif de baisse de 10 % du prix de l'électricité.
« La souveraineté énergétique, c'est d'abord le nucléaire avec un complément bien sûr d'énergie renouvelable. »
Attal s'engage à annuler les hausses de coût du travail intervenues depuis 2024, financées selon lui par des économies sur la dépense sociale, et pointe le retard de productivité française comme frein structurel à la hausse durable des salaires.
« Si la croissance de la productivité en France avait connu la même trajectoire que celle des États-Unis depuis l'an 2000, le salaire médian français ne serait pas de 2200 € net par mois comme il l'est aujourd'hui, mais de 3300 € nets par mois. »
Mélenchon justifie une hausse du SMIC par le poids de la consommation populaire dans le PIB (55 % selon lui), et pointe le coût de l'électricité et des assurances comme charges pesant davantage sur les entreprises que le coût du travail lui-même.
« Il faut augmenter le SMIC. Si vous n'augmentez pas les salaires, vous ne rigolerez pas longtemps parce que vous aurez la récession. »
Philippe rappelle qu'il fallait 15 ans pour doubler son niveau de vie au salaire médian dans les années 50, contre une vie entière aujourd'hui, et propose d'élargir l'assiette de financement de la protection sociale au-delà des seuls revenus du travail.
« Il n'y a pas d'exemple de démocratie qui résiste à l'affaiblissement durable des classes moyennes populaires. »
Glucksmann propose de baisser la CSG sur les salaires en la finançant par une taxation des très hauts héritages, et appelle à un « nouveau pacte social » inspiré du modèle allemand de codétermination pour améliorer les conditions de travail.
« Il y a 50 ans, le patrimoine des Français, c'était les deux tiers le produit de leur travail, un tiers le produit de leur héritage. Aujourd'hui, c'est l'exact inverse. »
Retailleau propose l'exonération totale de cotisations au-delà de la 36e heure hebdomadaire, et un plafonnement à 70 % du cumul des prestations sociales par rapport au revenu du travail.
« Je crée un seuil à partir de la 36e heure. À partir de ce seuil-là, il y a zéro cotisation, ni salariale ni patronale, zéro. C'est 35 % de coût du travail en moins. »
Tondelier dénonce le raccourcissement de l'assurance chômage à 12 mois comme un frein à la reconversion vers les métiers de la transition écologique, et propose de financer un SMIC à 2000 € bruts par un meilleur partage de la valeur entre grandes entreprises et sous-traitants.
« Les écologistes promettront et porteront et mettront en place un SMIC à 2000 € bruts. »
Tondelier soutient la simplification administrative (l'État ne devrait jamais redemander une information qu'il détient déjà) mais combat la dérégulation environnementale, comparant la dépendance énergétique du pays à un crédit renouvelable à la consommation.
« L'État ne devrait pas vous demander une information qu'il a déjà. [...] Il les a, il les prend, il les recopie et il arrête de nous embêter. »
Attal reproche à la gauche et aux écologistes d'avoir voté contre des mesures de simplification agricole (stockage de l'eau, extension de bâtiments d'élevage), et propose par ailleurs un statut du bailleur privé et la vente aux locataires de leur logement social.
« Les amis de monsieur Mélenchon, de madame Tondelier, de monsieur Gluxman ont voté contre ces mesures pragmatiques pour permettre tout simplement à nos agriculteurs de pouvoir cultiver notre terre et nourrir les Français. »
Mélenchon défend l'utilité de certaines normes (coût du diabète et des particules fines liés à la malbouffe, mortalité au travail la plus élevée d'Europe), et propose de faire de la France un pôle médical de recherche mondial ainsi qu'une rénovation thermique généralisée du bâti ancien.
« Comment faisons-nous pour être le pays record d'Europe des morts au travail ? Pas un d'entre vous ne souhaite que quelqu'un meure au travail. On ne se hasarderait pas à le dire. C'est donc qu'il y a quelque chose qui tourne pas rond dans l'organisation de ce travail et notamment dans les normes qu'on met en place. »
Retailleau propose de réserver le logement social à ceux qui travaillent et de relever à 150 000 € le plafond des dons familiaux défiscalisés pour l'achat d'un logement.
« Au premier enfant, ce sera 50 % de prise en charge par l'État des taux d'intérêt. Au second enfant, ce sera 75 et au troisième, ce sera 100 %. »
Le Pen cite l'exemple de la transparence salariale, étendue en France aux entreprises de 50 salariés quand l'Union européenne ne l'impose qu'à partir de 100, et propose la suppression de 130 à 140 « impôts improductifs » ainsi qu'un suramortissement pour la robotisation des entreprises.
« À chaque fois que l'Union européenne impose une norme minimale, nous, on fait mieux. On veut être le premier élève de la classe. »
Philippe explique que les normes s'accumulent au fil des débats parlementaires jusqu'à freiner par exemple la construction, et se dit prêt à des ordonnances de suppression ciblées après une consultation de terrain qu'il a confiée à une élue régionale.
« Avant qu'il y ait une norme, il y a une demande, un accident, un scandale, l'expression d'une nouvelle priorité, une demande d'un groupe organisé. »
Glucksmann demande un guichet unique évitant la redondance des interlocuteurs administratifs, et reproche à Attal d'avoir consacré 70 milliards d'euros aux subventions aux énergies fossiles en 2021-2022 tout en refusant 8 milliards pour le leasing social électrique.
« La norme, c'est comme le cholestérol : il y a de la bonne norme, il y a de la mauvaise norme. »
Philippe juge le rôle des entreprises familiales insuffisamment développé en France par rapport à l'Allemagne ou l'Italie du Nord, et propose de mettre fin à la surtaxe sur les grandes entreprises, qu'il qualifie d'impôt provisoire devenu permanent.
« Je propose de ne pas toucher un cheveu au pacte Dutreil, pas un. [...] Ensuite, je propose la fin de la surtaxe pour les grandes entreprises parce que cet impôt provisoire doit cesser. »
Mélenchon propose de rétablir une taxation différenciée entre profits réinvestis et dividendes distribués, et interpelle Retailleau pour qu'il fasse adopter au Sénat la nationalisation d'ArcelorMittal, déjà votée par l'Assemblée nationale, au nom de la souveraineté sur l'acier.
« Trouvez-vous normal que monsieur Mittal, que vous avez laissé acheter la sidérurgie française alors que Arcelor devait être l'Airbus sidérurgique, l'Assemblée nationale a voté sa nationalisation ? [...] Combien paye d'impôt monsieur Mittal ? Zéro. Pourtant, il a les aides aux entreprises. »
Retailleau en déduit environ 40 milliards de « vraies » aides publiques (crédit impôt recherche compris, qu'il ne touche pas) pour proposer 40 milliards de baisse de charges et d'impôts de production (C3S, CVAE, CFE, forfait social) financés sur l'ensemble du mandat, avec un différé d'imposition sur la transmission d'entreprise pour les plus petites structures.
« L'écart fiscal, la surfiscalisation de l'entreprise française globalement, c'est 110 milliards. 110 milliards que les entreprises françaises doivent porter sur leur dos. »
Le Pen veut éviter que le pacte Dutreil serve à revendre ou délocaliser rapidement une entreprise transmise, et propose par ailleurs un impôt sur les sociétés progressif pour alléger la charge des plus petites entreprises.
« Il faut conserver le pacte Dutreil, il faut le conditionner quand même à rester tout de même 10 ans à produire sur le territoire national. »
Glucksmann conteste la comparaison avec le modèle allemand, où la transmission des grandes entreprises familiales est en réalité plus taxée qu'en France, et avertit que l'empilement de baisses d'impôts non financées par ses adversaires finira par endetter le pays ou casser le modèle social.
« On ne peut pas laisser une héritocratie s'installer sans contribution au bien collectif. [...] Ma mesure ne touche pas 99 % des héritages. Elle touche les méga héritages. »
Tondelier affirme que deux tiers des avantages fiscaux du pacte Dutreil bénéficient à seulement 1 % des ayants droit, en contradiction avec son objectif initial de soutien à la transmission familiale.
« Les PME acquittent en moyenne une charge d'impôt sur les sociétés qui correspond à 21 % de leur excédent net d'exploitation. Et bien les grandes entreprises, c'est 14. »
Attal propose une loi de programmation fiscale sur dix ans préservant le crédit impôt recherche et le pacte Dutreil tout en baissant la CVAE, pour garantir une stabilité fiscale aux entreprises.
« Quand on a passé le taux d'impôt sur les sociétés de 33 à 25, on a collecté plus d'impôts sur les sociétés avec un taux à 25 qu'à l'époque où le taux était à 33. »
En conclusion, Retailleau propose de renvoyer la négociation de la durée et des règles du travail aux branches et aux entreprises, ne conservant dans le code du travail qu'un socle de « 50 fondamentaux » — une idée qu'il attribue à une proposition ancienne de Robert Badinter.
« Nous sortirons, vous sortirez si vous le souhaitez des 35 heures. Vous choisirez la durée du travail dans votre entreprise, dans vos branches, avec les salariés. »
En conclusion, Tondelier détaille un plan pour les TPE-PME : compensation du coût de l'électrification des poids lourds, baisse du taux réduit d'impôt sur les sociétés, prêt à taux zéro pour la transition écologique, guichet unique et recentrage du crédit impôt recherche vers les PME et ETI.
« Ce sera la présidence, vous l'avez compris, des petites et moyennes entreprises. »
En conclusion, Attal accuse Le Pen de réduire toute question économique à l'immigration sans financement crédible pour ses propositions, et appelle à ne pas renoncer à un objectif de croissance plutôt qu'à une redistribution des parts d'un gâteau qui ne grandit pas.
« L'écran de fumée Bardella est définitivement tombé. On en revient au grand classique de madame Le Pen : sujet, verbe, immigration. »