Mesures extraites des programmes officiels des partis, classées par thématique. Chaque mesure est adossée à une citation exacte du programme ; les mesures marquées « Analyse IA » sont en attente de validation humaine.
⚠ Ceci est un résumé, pas le programme. Nous extrayons les mesures les plus structurantes de chaque programme pour permettre la comparaison — jamais leur intégralité. À titre d'exemple, « L'Avenir en commun » (LFI) compte en réalité 831 mesures, dont 488 résumées ici. Rien ne remplace la lecture du programme complet : chaque parti est accompagné d'un lien vers son texte officiel.
Le programme instaure le « 100 % Sécu » : remboursement intégral des soins prescrits et intégration des mutuelles dans la Sécurité sociale. L'hôpital public serait reconstruit (urgences et maternités à moins de 30 minutes, sortie de la tarification à l'activité, plan de recrutement) et les déserts médicaux combattus par la régulation de l'installation des médecins. Un pôle public du médicament relocaliserait la production, le cannabis serait légalisé sous monopole d'État, et la perte d'autonomie serait prise en charge par un service public de la dépendance avec collectivisation des EHPAD lucratifs.
Les soins prescrits seraient remboursés à 100 % et les mutuelles intégrées dans la Sécurité sociale.
« Reconstruire le service public hospitalier et instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant à 100 % les soins de santé prescrits et en intégrant les mutuelles dans la Sécurité sociale »
Des services de proximité seraient progressivement rouverts.
« Réouvrir progressivement des services d’urgences, de maternités et des EHPAD publics assurant un service de santé public de proximité à moins de trente minutes de chaque Français »
Les hôpitaux seraient financés par dotation globale, sortant de la politique du chiffre.
« Sortir de la politique du chiffre à l’hôpital : remplacer l’objectif national des dépenses d’assurance-maladie (ONDAM) par un objectif national des besoins d’assurance-maladie (ONBAM) »
Les franchises augmentées seraient ramenées à leur niveau antérieur.
« Abroger la hausse des franchises médicales de 2024 »
Des guichets uniques accompagneraient l'installation des soignants contre les déserts médicaux.
« Réguler l’installation des médecins et généraliser les guichets uniques pour toutes les démarches d’installation des soignants »
Des coopératives médicales et le statut d'infirmier de famille seraient déployés.
« Créer un réseau public de centres de santé pluridisciplinaires ou communautaires et de coopératives médicales en lien avec des infirmiers référents et déployer de manière effective le statut d’infirmier de famille »
Il relocaliserait la production, garantirait une réserve stratégique et contrôlerait les prix.
« Assurer une relocalisation de la production de médicaments »
Un plan pour la santé mentale développerait le suivi psychologique conventionné.
« Réouvrir, dans un premier temps, des lits de psychiatrie publics »
Dépistage et traitement seraient massifiés.
« Mettre fin à l’épidémie de VIH en France par un grand plan national de dépistage et de traitement »
Production, vente et consommation seraient encadrées, les recettes affectées à la prévention des addictions.
« Légaliser et encadrer par un monopole d’État la consommation, la production et la vente de cannabis à des fins récréatives dans des conditions permettant de lutter contre l’addiction »
Le revenu mensuel de chacun atteindrait 1 216 euros pour une personne seule.
« Créer une garantie d’autonomie qui permettra que nul ne soit privé de sa dignité pour vivre : le revenu mensuel de chaque personne atteindra le seuil de pauvreté (1 216 euros pour une personne seule) »
Il aiderait les seniors à rester à domicile.
« Construire un service public de la dépendance, pour aider les seniors à rester à domicile »
Le modèle de financement serait refondé avec plus de moyens humains.
« Créer 10 000 places par an en EHPAD publics pendant cinq ans, refonder le modèle de financement, l’augmentation des moyens matériels et humains »
Ils seraient confiés à des associations ou coopératives.
« Collectiviser les EHPAD privés à but lucratif et les confier à des associations, coopératives, etc. »
L'autonomie financière des personnes en situation de handicap serait assurée.
« Assurer l’autonomie financière des personnes en situation de handicap, en revalorisant l’AAH au niveau du SMIC »
La loi ELAN serait abrogée pour revenir à la loi de 2005.
« Revenir sur la loi ELAN d’Emmanuel Macron pour imposer 100 % de logements accessibles dans les constructions neuves (comme le prévoit la loi de 2005) et faire participer l’État aux financements des travaux d’adaptation des logements anciens »
La liste serait limitée à ceux admis dans le bio.
« Interdire d’urgence les additifs les plus controversés, limiter la liste des additifs autorisés à ceux admis dans l’agriculture biologique »
L'étiquetage nutritionnel deviendrait systématique.
« Rendre le nutri-score (étiquetage nutritionnel) obligatoire pour en finir avec la désinformation de la grande distribution »
Tous les supports seraient concernés (radio, télévision, en ligne).
« Interdire la publicité alimentaire sur tous les supports (radiophonique, audiovisuel et électronique) à destination des enfants et adolescents »
Les places d'accueil seraient significativement augmentées et les dispositifs simplifiés.
« Atteindre l’objectif de zéro sans-abri : augmentation significative des places d’accueil (estimées aujourd’hui à 203 000) et simplification des dispositifs »
Les quantités indispensables à une vie digne seraient gratuites.
« Instaurer une première tranche gratuite de consommation d’électricité, de chaleur, d’eau, de gaz »
Elles seraient gratuites pour toutes et tous, quel que soit l'âge.
« Assurer la gratuité des protections périodiques pour toutes et tous, quel que soit l’âge »
Plan fondé sur la société du roulement et la planification sanitaire, sans restreindre les libertés.
« Adopter un plan d’adaptation aux pandémies et zoonoses non liberticide, basé sur la société du roulement et la planification sanitaire »
Abrogation des lois d’état d’urgence sanitaire et du passe sanitaire.
« Abroger les lois sur l’état d’urgence sanitaire et le passe sanitaire »
Reconnaissance des épidémies et pandémies au titre des catastrophes naturelles.
« Reconnaître les épidémies et pandémies au titre des catastrophes naturelles »
Partage obligatoire des connaissances pour produire massivement les biens médicaux essentiels.
« Interdire le dépôt de brevets sur les médicaments et les équipements nécessaires à une réponse sanitaire urgente et rendre obligatoire le partage de connaissances en vue d’une production massive et équitablement répartie des biens médicaux de première nécessité »
Nationalisation de filiales critiques, notamment le doliprane.
« Nationaliser certaines filiales critiques (notamment le doliprane) »
Publication des décès et retour sur les suppressions de lits.
« Publier immédiatement le nombre de décès faute de prise en charge, revenir sur les suppressions de lits et les fermetures temporaires d’accueil dans les services hospitaliers »
Recrutement et revalorisation des professionnels du soin et du médico-social.
« Engager un plan pluriannuel de recrutement des professionnels du soin et du médico-social (médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs), revaloriser les métiers, les salaires et la tarification de certains actes libéraux des infirmiers »
Participation obligatoire de tous les médecins à la permanence des soins par département.
« Rétablir l’obligation de participation de l’ensemble des médecins à la permanence des soins dans chaque département »
Fin de la précarité statutaire des PADHUE et exercice pérenne en France.
« Éradiquer d’urgence la précarité administrative, sociale et statutaire dans laquelle sont maintenus les praticiens diplômés hors Union européenne et leur permettre d’exercer de manière pérenne en France »
Plan national santé environnement contre la malbouffe et l’exposition aux pollutions.
« Faire du plan national santé environnement (PNSE) un moyen d’éradiquer les maladies chroniques liées à la malbouffe et à l’exposition aux pollutions, notamment dans un cadre professionnel (pesticides, radioactivité, amiante, produits chimiques) »
Suivi psychologique ambulatoire permis par le conventionnement de professionnels.
« Permettre le suivi psychologique ambulatoire par le conventionnement de professionnels »
Hausse des places en médecine et création d’écoles normales de santé dans les territoires.
« Financer l’augmentation du nombre de places en faculté de médecine en partant des besoins et la création d’écoles normales de santé dans les territoires »
Recettes des taxes sur le cannabis fléchées vers la prévention et la réduction des risques.
« Affecter les recettes des taxes sur le cannabis à des programmes de lutte contre les addictions, notamment en milieu scolaire, et à une politique de prévention, de réduction des risques et d’aide à la désintoxication »
Pilotage de la lutte contre les drogues transféré de l’Intérieur vers la Santé.
« Confier le pilotage de la politique de lutte contre les drogues au ministère de la Santé et non plus de l’Intérieur »
Plafonds de sel, sucre et acides gras saturés dans les produits transformés.
« Fixer des taux maximaux de sel, de sucre et d’acide gras saturés dans les aliments transformés et garantir l’application de la loi y compris dans les Outre-mer »
Éducation à la nutrition de la maternelle au collège.
« Créer une heure hebdomadaire d’éducation à la nutrition de la maternelle au collège »
Accès permanent à cinq fruits et légumes de saison à prix bloqués.
« Garantir en permanence l’accès à cinq fruits et légumes de saison à prix bloqués »
Individualisation des droits et automatisation des prestations sociales.
« Garantir l’individualisation des droits et proposer l’automatisation des prestations sociales »
Interdiction des pratiques de notation des allocataires de prestations sociales.
« Interdire les pratiques de notation des allocataires de prestations sociales »
Restructuration des emprunts et accès garanti aux services bancaires de base.
« Restructurer les emprunts des ménages surendettés et garantir à tous l’accès effectif aux services bancaires de base »
Recrutement pour respecter un ratio minimal d’encadrement au chevet des résidents.
« Former, qualifier et recruter en nombre suffisant le personnel nécessaire : au moins 210 000 personnes pour pouvoir respecter un ratio minimal d’encadrement « au chevet » des résidents »
Maisons de retraite publiques aux tarifs harmonisés et accessibles.
« Développer un réseau public de maisons de retraite aux tarifs harmonisés et accessibles »
Statut de salarié pour les travailleurs en établissement et service d’aide par le travail.
« Accorder le statut de salarié aux travailleuses et travailleurs en établissement et service d’aide par le travail (ESAT) »
Prise en charge par la Sécu de tous les dispositifs médicaux nécessaires à la vie quotidienne.
« Assurer la prise en charge par la Sécurité sociale de l’ensemble des dispositifs médicaux nécessaires à la vie quotidienne »
Pouvoir des préfets de se substituer aux maires et plan d’accessibilité des transports.
« Objectif zéro obstacle : tolérance zéro contre les entraves, c’est-à-dire les obstacles au déplacement ou à la vie quotidienne, permettre aux préfets de se substituer aux maires pour imposer les travaux et fermer les bâtiments privés ne respectant pas la loi, et imposer un plan de mise en accessibilité des transports »
Le programme vise une reconquête de la Sécurité sociale et du service public de santé : prise en charge à 100 %, suppression des franchises et dépassements d'honoraires, lutte contre les déserts médicaux. L'hôpital public est relancé (100 000 emplois, fin de la T2A), un pôle public du médicament est créé via la nationalisation de Sanofi, et le grand âge bénéficie d'un service public dédié avec 300 000 emplois en Ehpad.
Une réforme du financement mettrait fin au reste à charge pour aller vers une prise en charge intégrale des dépenses de soins par la Sécurité sociale.
« La démocratie sociale et une réforme de progrès du financement permettront de mettre fin au reste à charge des dépenses de soins, d’aller vers une véritable prise en charge à 100 % »
Suppression des franchises et participations forfaitaires, disparition des dépassements d'honoraires et retour à un secteur conventionnel unique.
« Les franchises médicales et les participations forfaitaires seront supprimées. »
Généralisation effective du tiers payant et conventionnement sélectif à l'installation dans les zones denses pour combattre les déserts médicaux.
« Le tiers payant sera généralisé afin qu’il devienne effectif. La puissance publique agira contre les déserts médicaux »
Suppression des quotas (numerus clausus officiel ou officieux), développement massif des centres de santé et moyens supplémentaires aux universités.
« Les centres de santé seront massivement développés. Les quotas officiels ou officieux pour les formations initiales, médicales comme paramédicales, seront supprimés »
Abrogation de la T2A et de la loi HPST de 2009, remplacées par un budget de fonctionnement couvrant l'ensemble des charges, avec 100 000 emplois créés.
« Il sera mis fin au financement à l’activité (T2A), instauré par la loi hôpital-patient-territoire en 2009, laquelle sera abrogée. »
Création sur trois ans de 300 000 emplois en Ehpad et 100 000 aides à domicile, d'un service public du grand âge et mise sous tutelle des Ehpad privés.
« Dès 2022, il sera créé sur trois ans 300 000 emplois en Ehpad et 100 000 aides à domicile. Un service public du grand âge sera créé, et les Ehpad dépendant des groupes privés seront placés sous tutelle. »
Un pôle public du médicament, adossé à la nationalisation de Sanofi, détacherait les médicaments de la sphère financière pour garantir la souveraineté sanitaire.
« Un pôle public du médicament sera créé »
Moratoire sur la fermeture des centres médico-psychologiques, ouverture de lits et de structures, recrutement et formation de personnel qualifié.
« Une loi-cadre sera proposée au Parlement en faveur de la psychiatrie »
Approche sanitaire plutôt que répressive : centres de soins en addictologie, médecine scolaire renforcée, débat démocratique sur le cannabis.
« Une nouvelle politique sera mise en œuvre concernant l’usage des drogues »
La prévention devient le pivot de la politique de santé, avec un doublement de sa part dans les dépenses (de 4 % à 8 %). L'accès aux soins passerait par une régulation de l'installation des médecins libéraux, interdite dans les zones bien pourvues, et par la création d'une mutuelle publique gérée par la Sécurité sociale garantissant un reste à charge zéro sur un panier de soins essentiels. Le grand âge ferait l'objet d'un service public universel de l'autonomie fusionnant APA et soins. Le programme prévoit également un plan national sur la santé mentale, le développement des soins palliatifs et l'adoption d'une loi sur la fin de vie.
Prévention des cancers, dépistage précoce, maladies cardiovasculaires et politique vaccinale seraient les grandes priorités.
« Faire passer les dépenses consacrées à la prévention de 4 % à 8 % des dépenses globales de santé, pour déployer des actions de prévention autour de grandes priorités comme la prévention des cancers et leur dépistage précoce, la prévention des maladies cardiovasculaires et la politique vaccinale. »
La grille salariale des professionnels de santé scolaire serait alignée sur celle de la fonction publique hospitalière.
« Aligner la grille salariale des professionnels de santé scolaire sur celle de la fonction publique hospitalière. Créer de vraies filières de médecine scolaire et de médecine du travail incluant médecins, psychologues et infirmiers. »
Les formations aux gestes qui sauvent seraient généralisées dès le plus jeune âge.
« Généraliser un programme d’éducation à la santé dès l’école primaire afin de sensibiliser les enfants et de mieux former les enseignants aux grands enjeux de santé publique (alimentation, sommeil, activité physique…). »
L'activité physique du quotidien serait favorisée par les déplacements à pied et à vélo.
« Lutter contre la sédentarité des enfants et des adultes et favoriser l’activité physique du quotidien en facilitant les déplacements à pied et à vélo et en remboursant le sport-santé sur ordonnance en cas de maladie de longue durée. »
Le marketing de l'alcool, des cigarettes électroniques et des aliments ultra-transformés ciblant les jeunes serait limité.
« Mieux lutter contre les addictions pour prévenir leurs conséquences néfastes sur la santé, en interdisant le lobbying et le marketing du tabac, et en limitant ceux des cigarettes électroniques, de l’alcool, des réseaux sociaux addictogènes et des aliments ultra-transformés, ciblant en particulier les supports s’adressant aux enfants et aux jeunes adultes. »
L'information pédagogique sur les vaccins serait développée dès l'école.
« Défendre la vaccination et étendre la politique vaccinale. Développer l’information pédagogique sur les vaccins dès l’école et à l’université. Promouvoir la vaccination chez les personnes âgées et la rendre obligatoire pour les professionnels de santé exerçant auprès de personnes fragiles. »
Le dépistage serait rendu accessible partout, avec une offre renforcée en zones rurales, quartiers populaires et Outre-mer.
« Mettre fin à l’épidémie de VIH d’ici 2030, en rendant le dépistage du VIH accessible partout, en renforçant l’offre dans les zones rurales, les quartiers populaires et les Outre-mer, et en lançant des campagnes ciblées en direction des publics cibles de l’épidémie. »
L'installation serait fléchée vers les zones sous-dotées et rendue impossible dans les zones déjà bien pourvues, sauf remplacement.
« Lutter contre les déserts médicaux en régulant l’installation des médecins libéraux – flécher leur installation dans les zones sous-dotées, la rendre impossible dans les zones déjà bien pourvues, sauf en cas de remplacement et de départ à la retraite »
Le salariat médical serait reconnu comme forme d'exercice complémentaire à la médecine libérale.
« Soutenir le développement des centres de santé publics, associatifs ou départementaux dans les territoires sous-dotés, en reconnaissant pleinement le salariat médical comme une forme d’exercice complémentaire à la médecine libérale. »
Le secteur 2 serait interdit dans les zones déjà bien dotées et conditionné à deux années d'activité hospitalière après l'internat.
« Réguler l’installation des professionnels de santé conventionnés « secteur 2 », qui permet des dépassements d’honoraires, en l’interdisant dans les zones déjà bien dotées, en y conditionnant l’accès aux praticiens ayant effectué 2 années d’activité hospitalière après l’internat, et y imposer un plafond des dépassements d’honoraire à 50 % du tarif opposable. »
La fusion Assurance maladie / complémentaires permettrait 3,5 milliards d'euros d'économies et un reste à charge zéro sur un panier essentiel.
« Créer une mutuelle publique gérée par la Sécurité sociale, pour garantir le remboursement intégral d’un panier de soins et de médicaments essentiels (la « Grande Sécu ») : fusionner la prise en charge de l’Assurance maladie et des complémentaires santé pour un panier de soins et de médicaments essentiels. »
La tarification à l'acte serait réservée aux soins prévisibles et standardisés, le reste financé par dotation globale.
« Réformer en profondeur le financement des hôpitaux, suivant une logique guidée par les besoins, réservant les tarifications à l’acte à des soins prévisibles et standardisés, et s’appuyant sur une dotation globale pour le reste. »
Les budgets des hôpitaux, soins de ville et médico-social seraient définis sur plusieurs années, votés par le Parlement.
« Pour se donner une stratégie à long terme, définir sur une base pluriannuelle et non plus annuelle les budgets des hôpitaux comme des soins de ville et du secteur médico-social, sur la base des besoins étudiés et votés par le Parlement. »
Gériatrie, pédiatrie, maternité et psychiatrie sont visées.
« Créer autant de lits que nécessaire pour les besoins d’hospitalisation en aval des urgences, en gériatrie, pédiatrie et maternité, et en psychiatrie. »
Un médecin et un administratif dirigeraient conjointement l'établissement, avec allègement des tâches administratives des médecins.
« Débureaucratiser l’hôpital public, en allégeant les tâches administratives qui pèsent sur les médecins et en instaurant une nouvelle gouvernance de l’hôpital public, à deux têtes : un médecin, et un administratif. »
Ils assureraient dépistage, vaccination et petite urgence pour désengorger les urgences hospitalières.
« Créer un réseau de dispensaires territoriaux de prévention assurant dépistage, vaccination, consultations de prévention et prise en charge de la petite urgence (« bobologie »), afin de désengorger les urgences hospitalières. »
Toute prise de participation directe ou indirecte de ces acteurs dans une structure d'exercice libéral serait interdite.
« Mettre fin à la financiarisation de la médecine libérale en interdisant le rachat de tout établissement de soins par des fonds d’investissement, des sociétés de portage financier ou des groupes privés à but lucratif. »
Les jeunes seraient formés gratuitement aux premiers secours en santé mentale dès le lycée.
« Mettre en place un référent santé mentale dans chaque établissement, et revaloriser le salaire des médecins scolaires, psychologues et assistants sociaux pour mettre fin aux difficultés de recrutement. »
Elle serait intégrée à la régulation médicale sur le modèle du SAMU ; un diplôme d'infirmier spécialisé en psychiatrie serait créé.
« Structurer une véritable filière d’urgence psychiatrique nationale intégrée à la régulation médicale, sur le modèle du SAMU. »
Les équipes mobiles et lits identifiés de soins palliatifs seraient développés.
« Garantir la présence d’au moins une Unité de Soins Palliatifs (USP) par département ou par bassin de population pour les cas les plus complexes. »
Une liste départementale de professionnels volontaires serait instaurée, avec accompagnement du corps médical.
« Adopter d’urgence la proposition de loi instaurant un droit à la fin de vie libre puis accompagner les professionnels de santé face à la nouvelle donne en développant, dès la formation initiale, des cours sur l’accompagnement de la fin de vie. »
Le repérage des vulnérabilités serait structuré par les acteurs du quotidien (postiers, gardiens d'immeubles, CCAS).
« Renforcer la prévention et la détection précoce des vulnérabilités physiques et mentales, ou des situations d’isolement. Créer un rendez-vous de prévention à 55 ans puis à 75 ans. »
Le droit de prescription des aides techniques serait ouvert aux ergothérapeutes.
« Adapter les domiciles pour prévenir les chutes et la perte d’autonomie, avec la massification du dispositif MaPrimeAdapt’ pour les logements privés et sociaux. Ouvrir aux ergothérapeutes le droit de prescription des aides techniques, afin d’accélérer l’équipement. »
Elles orienteraient plus tôt les personnes âgées vers domicile, habitat intermédiaire ou établissement.
« Faire des Maisons départementales de l’Autonomie le guichet unique de l’autonomie pour orienter plus tôt et plus simplement les personnes âgées vers un mode de prise en charge adapté (domicile / habitat intermédiaire / établissement). »
Un taux d'encadrement adéquat serait fixé et les établissements commerciaux alignés sur un modèle privé non lucratif.
« Sortir le grand-âge de la marchandisation pour développer une offre de qualité, non lucrative et de proximité. Mettre en place un taux d’encadrement adéquat afin de prévenir la maltraitance institutionnelle, investir dans les EHPAD publics et aligner les établissements commerciaux sur un modèle privé non-lucratif. »
Confort, taille des chambres, équipements ergonomiques et domotique seraient améliorés.
« Engager un plan massif de rénovation des EHPAD pour les adapter au changement climatique et aux exigences du vieillissement de la population. »
Une prestation unique de Sécurité sociale, sans barrière d'âge ni de ressources, couvrirait la dépendance.
« Transformer l’accompagnement du grand âge en un service public universel de l’autonomie : fusionner l’APA et les soins en une prestation unique de Sécurité sociale, sans barrière d’âge ni de ressources pour le volet dépendance. »
Objectif : réduire le reste à charge et limiter les renoncements aux heures d'aide pour raisons financières.
« Refonder le financement de l’aide à domicile en réduisant le reste à charge, pour limiter les renoncements aux heures d’aide pour raisons financières. Mettre en place un « tarif socle », afin d’améliorer la qualité sans hausse de coût pour les usagers. »
Un niveau minimum de places aux tarifs administrés serait imposé dans tous les établissements.
« Refonder la tarification en EHPAD pour la moduler selon les revenus des résidents. Imposer un niveau minimum de places aux tarifs administrés dans tous les établissements. »
Un statut de proche aidant ouvrirait des droits au congé, au répit et à la retraite.
« Renforcer l’allocation journalière du proche aidant en passant de 66 jours indemnisés par personne aidée sur l’ensemble de la carrière à 365 jours. »
L'individualisation de l'allocation serait préservée pour garantir une autonomie réelle.
« Préserver l’individualisation de l’Allocation Adultes Handicapés (AAH), afin d’assurer une autonomie réelle et de sortir de la dépendance financière subie. Rehausser le montant de l’AAH au niveau du seuil de pauvreté pour assurer des conditions de vie dignes. Abaisser à 18 ans l’âge d’accès à l’AAH. »
Il garantirait la continuité de l'accès aux transports, services publics, espace public et culture.
« Mettre fin aux obstacles qui entravent encore l’autonomie des personnes en situation de handicap. Un grand plan d’accessibilité universelle « zéro rupture de chaîne » garantira la continuité de l’accès aux transports, aux services publics, à l’espace public et à la culture. »
Contrôles et sanctions seraient renforcés, les entreprises réellement inclusives valorisées publiquement.
« Renforcer la mise en œuvre effective de l’obligation d’emploi des travailleurs en situation de handicap (OETH), en améliorant les contrôles, en renforçant les sanctions et en valorisant publiquement les entreprises réellement inclusives. »
Ce droit s'exercerait sans perte de rémunération, avec systématisation des aménagements de poste.
« Créer un droit opposable à l’aménagement d’horaires compatibles avec les soins médicaux, la rééducation, les traitements et les accompagnements, sans perte de rémunération et systématiser les aménagements raisonnables des postes de travail, condition indispensable à l’accès et au maintien dans l’emploi. »
La rémunération des travailleurs d'établissements et services d'accompagnement par le travail serait revalorisée.
« Revaloriser les droits sociaux et la rémunération des travailleurs des Établissements et Services d’Accompagnement par le Travail (ESAT). »
L'initiative citoyenne européenne « Ma voix, mon choix » serait soutenue.
« Garantir un accès à l’IVG universel et gratuit, partout en France. Soutenir l’initiative citoyenne européenne « Ma voix, mon choix » pour garantir un accès à l’avortement sur et légal pour les 20 millions d’européennes qui en sont privées. »
La distribution serait assurée dans les entreprises, administrations et établissements scolaires et d'enseignement supérieur.
« Lutter contre la précarité menstruelle, sexuelle et reproductive, en assurant la distribution gratuite de protections menstruelles dans les entreprises, les administrations, les établissements scolaires et d’enseignement supérieur et en créant un droit au congé menstruel ou plus largement « congé santé reproductive et sexuelle » »
Ils seraient implantés dans chaque territoire sous-doté, associant sages-femmes, gynécologues et psychologues.
« Créer des centres pluridisciplinaires de santé des femmes dans chaque territoire sous-doté, associant sages-femmes, gynécologues, médecins généralistes, infirmières et infirmiers, psychologues. »
Endométriose, ménopause et interruptions spontanées de grossesse sont citées.
« Financer la recherche sur les pathologies féminines spécifiques (endométriose, ménopause, interruptions spontanées de grossesse, nausées de grossesse) et développer des remèdes efficaces. »
Une formation obligatoire des soignants à la prise en charge non stéréotypée de la douleur serait mise en place.
« Élaborer un plan spécifique de prévention en santé destiné aux femmes, en informant sur tous les risques spécifiques à la santé féminine (contraception, endométriose, affections gynécologiques) et à travers un bilan de prévention spécifique pour chaque femme à 25 ans, 45 ans et 65 ans. »
Les frais bancaires seraient interdits pour les bénéficiaires du RSA, ainsi que le crédit renouvelable.
« Sortir de la spirale de précarité celles et ceux qui y sont bloqués avec un nouveau droit universel à l’accompagnement opposable. Refonder le RSA pour en garantir l’inconditionnalité et l’automaticité. Interdire les frais bancaires pour les bénéficiaires du RSA et les jeunes en précarité. Interdire le crédit renouvelable. Généraliser le dispositif « Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée ». »
Il serait articulé avec les parcours de formation, d'insertion et d'emploi.
« Lutter contre la grande pauvreté dès 18 ans avec le revenu d’autonomie pour les 18–25 ans, articulé avec les parcours de formation, d’insertion et d’emploi, et conçu pour être simple d’accès et immédiatement mobilisable. »
Dettes d'énergie, de loyers et frais contraints seraient effaçables dans le cadre de parcours d'accompagnement.
« Permettre l’effacement ou la restructuration des dettes directement liées à des situations de précarité (énergie, loyers, frais contraints), dans le cadre de parcours d’accompagnement vers l’insertion. »
Les démarches seraient radicalement simplifiées et des politiques d'intervention « hors les murs » déployées.
« Faire de la réduction du non-recours aux prestations sociales une priorité nationale : automatiser autant que possible l’accès aux droits, simplifier radicalement les démarches et aller vers les publics les plus éloignés par des politiques d’intervention hors les murs. »
Des médiateurs seraient recrutés pour aider les précaires à faire valoir leurs droits.
« Refuser l’exclusion sociale liée à la grande pauvreté et mettre fin aux maltraitances institutionnelles. Recruter des médiateurs pour aider les précaires à faire valoir leurs droits. Sanctionner les administrations en cas de non-respect des droits ou de retards dans le versement des aides dues. »
Le programme veut bâtir le système de santé du XXIe siècle dans l'esprit de 1945 : modèle coopératif piloté localement par des Projets territoriaux de Santé, fin de la tarification à l'acte à l'hôpital, virage de la prévention (sortie de l'ONDAM annuel, priorité à la santé mentale des jeunes). Il simplifie la protection sociale en allant vers une Sécurité sociale unique et un minimum social unique accessible dès 18 ans.
Projet territorial de Santé co-construit par professionnels, hôpitaux, élus, usagers et État, définissant les priorités selon les besoins réels.
« Bâtir un modèle coopératif de santé piloté localement, à travers un Projet territorial de Santé co-construit par les professionnels, les hôpitaux, les élus, les usagers et l’État »
Lutte contre la financiarisation par un financement global, territorial et pluriannuel remplaçant la tarification à l'acte.
« Contrer la financiarisation du système de santé, en finir avec la tarification à l’acte à l’hôpital, proposer un financement global, territorial et pluri-annuel »
Sortie de l'ONDAM annuel pour développer des politiques de prévention de long terme.
« Déployer un plan de prévention d’ampleur en sortant de l’Objectif national de dépense d’assurance maladie (ONDAM), annuel,pour enfin pouvoir développer des politiques de prévention de long terme. »
Dépistage précoce des troubles psychiques et addictologiques et suivi continu, notamment durant la scolarité.
« Faire de la santé mentale des jeunes une priorité nationale, avec dépistage précoce des troubles psychiques et addictologiques et suivi continu, notamment durant la scolarité. »
Fusion de tous les régimes pour une couverture universelle, éliminer les inégalités et simplifier les démarches.
« Ouvrir un grand chantier afin d’aller vers une Sécurité sociale unique, simple et juste, qui fusionne tous les régimes pour garantir une couverture universelle, éliminer les inégalités et simplifier les démarches. »
Conférence sociale vers un minimum social unique accessible à tous, y compris les moins de 25 ans, sous gestion unifiée.
« Ouvrir une grande conférence sociale pour aller vers un minimum social unique, accessible à toutes et tous, y compris pour les moins de 25 ans »
Le programme cible les déserts médicaux et l'hôpital public : suppression des Agences Régionales de Santé, plafonnement des postes administratifs hospitaliers à 10 %, fin du numerus apertus et incitations fiscales au retour des soignants retraités. Un plan d'autonomie stratégique pour les médicaments et la vente à l'unité sont prévus, ainsi que le retour des visites médicales scolaires systématiques.
Les revenus d'activité des soignants retraités qui reprennent une activité seraient défiscalisés.
« Suppression de l’impôt sur les revenus d’activité des médecins et des infirmiers retraités reprenant du service »
Les dispositifs de cumul seraient assouplis pour lutter contre les déserts médicaux.
« Allègement des dispositifs de cumul emploi-retraite pour les médecins et les infirmiers »
Les ARS seraient supprimées dans le cadre de la réforme de la gouvernance hospitalière.
« Supprimer les Agences Régionales de Santé »
Une partie des emplois administratifs serait transférée vers les services opérationnels.
« Réduire le poids des services administratifs dans les hôpitaux et transférer une partie des emplois vers les services opérationnels (plafond de 10 % de postes administratifs) »
Le nombre d'étudiants en médecine serait augmenté.
« Augmenter le nombre d’étudiants en médecine (fin du numerus apertus) »
Un plan d'autonomie stratégique pour les médicaments accompagnerait la vente à l'unité contre les pénuries.
« Lancer un plan d’autonomie stratégique pour les médicaments et mettre en place, à l’horizon 2026, la vente de médicaments à l’unité pour lutter contre les pénuries et le gaspillage »
La prévention serait renforcée via le retour des visites médicales à l'école.
« Donner plus de place à la prévention, notamment grâce aux visites médicales scolaires qui redeviendront systématiques »
L'endométriose serait prise en charge à 100 % au titre des ALD.
« Reconnaître l’endométriose comme affection longue durée »
L'accompagnement des aidants familiaux serait consolidé.
« Renforcer le soutien aux proches-aidants »
Le nombre de mesures dépend de la longueur du document source et de l'extraction, pas de la qualité du programme. « Aucune mesure claire identifiée » veut dire que notre extraction n'a rien retenu de net sur ce thème, pas que le parti n'en parle pas.