Mesures extraites des programmes officiels des partis, classées par thématique. Chaque mesure est adossée à une citation exacte du programme ; les mesures marquées « Analyse IA » sont en attente de validation humaine.
⚠ Ceci est un résumé, pas le programme. Nous extrayons les mesures les plus structurantes de chaque programme pour permettre la comparaison — jamais leur intégralité. À titre d'exemple, « L'Avenir en commun » (LFI) compte en réalité 831 mesures, dont 488 résumées ici. Rien ne remplace la lecture du programme complet : chaque parti est accompagné d'un lien vers son texte officiel.
Le programme abroge les réformes Macron du travail : retraite à 60 ans après 40 annuités, retour aux 35 heures effectives (32 heures pour les métiers pénibles), abrogation des ordonnances Pénicaud, de la loi El Khomri et de France Travail. Le SMIC serait porté à 1600 euros net, l'écart de salaires limité de 1 à 20, et une garantie d'emploi proposée à tout chômeur de longue durée. Une sécurité sociale professionnelle attacherait les droits à la personne, et la santé au travail serait renforcée (burn-out reconnu, inspection doublée).
La réforme Macron des 64 ans serait abrogée.
« Abroger la réforme d’Emmanuel Macron passant l’âge de départ à la retraite à 64 ans et restaurer le droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour 40 annuités de cotisations »
Les salaires seraient indexés sur l'inflation dans le privé et la fonction publique.
« Porter immédiatement le SMIC mensuel à 1600 euros net et indexer les salaires sur l’inflation dans le privé et dans la fonction publique »
Les heures supplémentaires seraient majorées de 25 à 50 %.
« Rétablir immédiatement la durée légale hebdomadaire à 35 heures (en majorant les heures supplémentaires, cotisations incluses, à 25 % pour les 4 premières et 50 % au-delà), passer aux 32 heures dans les métiers pénibles ou de nuit, et favoriser leur généralisation par la négociation collective »
Tous les salariés bénéficieraient d'une semaine supplémentaire.
« Généraliser une sixième semaine de congés payés pour tous les salariés »
Tout chômeur de longue durée pourrait être embauché au moins au SMIC dans un secteur d'urgence.
« Créer une garantie d’emploi : tout chômeur de longue durée pourra se voir proposer d’être embauché au moins au SMIC revalorisé dans un secteur d’urgence »
Un salaire maximal limiterait l'écart entre le plus bas et le plus haut salaire de l'entreprise.
« Fixer un salaire maximal autorisé pour limiter l’écart de 1 à 20 entre le salaire le plus bas et le salaire le plus haut dans une entreprise »
10 % pour les PME, 5 % pour les grandes entreprises.
« Instaurer un quota maximal de contrats précaires dans les entreprises : 10 % pour les petites et moyennes entreprises (PME), 5 % pour les grandes entreprises »
Le principe de faveur serait rétabli dans la hiérarchie des normes sociales.
« Abroger les ordonnances Pénicaud et la loi El Khomri et rétablir le « principe de faveur » : un accord d’entreprise doit être plus favorable qu’un accord de branche, lui-même plus favorable que la loi »
La directive européenne contre les faux indépendants serait transposée.
« Transposer dans le droit français la directive européenne sur la présomption de salariat empêchant les plateformes numériques (Uber, Deliveroo, etc.) d’avoir recours aux faux indépendants »
L'obligation d'activité contre le RSA serait supprimée.
« Abroger la loi France Travail et l’obligation de réaliser 15h d’activités hebdomadaires contre le revenu de remplacement (allocation-chômage, RSA, ASS…) »
Le délai de carence après la fin de contrat serait supprimé.
« Indemniser les chômeurs dès le premier jour de la fin de contrat »
L'épuisement professionnel ouvrirait des droits.
« Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle »
Elle pourrait interrompre un chantier pour raison climatique.
« Doubler les effectifs de l’inspection du travail et l’autoriser à interrompre un chantier pour raison climatique »
Les comités d'hygiène et sécurité retrouveraient des moyens élargis à l'environnement.
« Restaurer les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), augmenter leurs moyens et rendre leurs avis contraignants »
Les droits (formation, congés, ancienneté) seraient attachés à la personne, transférables d'un contrat à l'autre.
« Donner à chaque salarié le droit à 36 heures de formation par an, librement utilisables dans le domaine de son choix »
Les contractuels sur missions pérennes deviendraient fonctionnaires.
« Titulariser les précaires des trois fonctions publiques »
Le minimum vieillesse atteindrait le seuil de pauvreté.
« Porter a minima au niveau du SMIC revalorisé toutes les pensions pour une carrière complète (salarié, indépendant, agriculteur), et le minimum vieillesse au niveau du seuil de pauvreté »
Cette double peine pour les femmes et les précaires disparaîtrait.
« Supprimer la décote qui représente une double peine pour les retraités, a fortiori les femmes et les plus précaires »
Les salariés seraient protégés hors du temps de travail.
« Rendre effectif le droit à la déconnexion et encadrer le télétravail »
Son dégel serait inscrit dans la loi, compensé pour les collectivités.
« Revaloriser la valeur du point d’indice des fonctionnaires de 10 % et inscrire son dégel dans la loi, compenser intégralement cette augmentation pour les collectivités territoriales »
Responsabilité des donneurs d’ordre vis-à-vis des sous-traitants et limitation à un seul niveau.
« Encadrer la sous-traitance en garantissant par la loi la responsabilité des donneurs d’ordre vis-à-vis de leurs sous-traitants et en la limitant à un seul niveau »
Remise en cause du travail dominical.
« Remettre en cause les autorisations de travail le dimanche »
Fin de la flexibilisation, de l’annualisation contrainte et des horaires fractionnés.
« En finir avec la flexibilisation, l’annualisation contrainte, l’intensification et les horaires fractionnés »
Conférence nationale sur le partage du temps de travail et le progrès technologique.
« Convoquer une conférence nationale sur le partage du temps de travail et l’impact du progrès technologique »
Hausse de la rémunération des apprentis et alternants.
« Revaloriser la rémunération des apprentis et des alternants »
Interdiction des parachutes dorés et des retraites chapeaux.
« Interdire les parachutes dorés et les retraites chapeaux »
Suppression des stock-options et du versement d’actions gratuites.
« Supprimer les stock-options et le versement d’actions gratuites »
Visite médicale obligatoire pour les chômeurs au-delà de six mois.
« Élargir la médecine du travail aux chômeurs, avec visite obligatoire au-delà de six mois »
Fin de l’obligation d’accepter une offre raisonnable d’emploi.
« Supprimer l’obligation d’accepter une soi-disant « offre raisonnable d’emploi » »
Fin de la radiation à la première absence à un rendez-vous.
« Cesser la radiation des chômeurs à la première absence à un rendez-vous et en finir avec la logique de radiation au moindre prétexte pour faire baisser artificiellement les chiffres du chômage »
Régime spécifique assurant une meilleure couverture entre deux périodes d’emploi.
« Rétablir un régime d’assurance-chômage spécifique pour les intermittents de l’emploi et les intérimaires permettant de leur assurer une meilleure couverture chômage entre deux périodes d’emploi »
Fin de la présomption de démission et de la perte d’allocations pour refus de CDI.
« Abroger la présomption de démission en cas d’abandon de poste et le principe de fin des allocations chômage pour les intérimaires et les CDD qui refusent un CDI »
Interdiction des prélèvements de l’État dans l’Unédic.
« Empêcher l’État de prélever dans les caisses de l’Unédic »
Droits (formation, congés, ancienneté) attachés à la personne et transférables d’un contrat à l’autre.
« Assurer la continuité des droits personnels (à la formation, aux congés, à l’ancienneté…), hors du contrat de travail, et les transférer d’un contrat à l’autre »
Revenu maintenu pendant une reconversion ou une formation.
« Garantir le maintien du revenu en cas de reconversion ou de formation »
Seuils thermiques minimaux et maximaux et pauses obligatoires par température extrême.
« Établir des seuils thermiques minimaux et maximaux dans les locaux intérieurs de travail, imposer des temps de pause obligatoire par température extrême »
Le nombre d’accidents du travail devient un critère de sélection aux marchés publics.
« Faire du nombre d’accidents du travail un critère de sélection dans l’accès aux marchés publics »
Inscription des cancérogènes (dont pesticides) dans les facteurs de maladies professionnelles.
« Inscrire tous les produits cancérogènes pointés par le Centre international de recherche sur le cancer dans les facteurs de maladies professionnelles, dont les pesticides »
Travailleurs indépendants couverts par le régime des accidents du travail.
« Intégrer les travailleurs indépendants dans le champ des accidents du travail »
Validation de trimestres de retraite via le RSA.
« Prendre en compte le revenu de solidarité active (RSA) pour valider des trimestres en vue de la retraite »
Hausse de 0,25 point par an de la cotisation vieillesse et cotisation sur les revenus financiers.
« Augmenter de 0,25 point par an durant le quinquennat le taux de cotisation vieillesse et soumettre à cotisation les dividendes, les revenus d’intéressement, de participation, d’épargne salariale, ainsi que les revenus financiers des entreprises »
Indexation des retraites sur les salaires.
« Indexer le montant des retraites sur les salaires »
Le Fonds de réserve pour les retraites ne pourra plus investir dans des secteurs polluants.
« Interdire au Fonds de réserve pour les retraites d’investir dans des secteurs polluants »
Emploi de cinq ans dans le secteur non marchand et public pour éliminer le chômage des jeunes.
« Instaurer un « emploi spécifique jeune » d’une durée de cinq ans, dans le secteur non marchand et public, pour éliminer le chômage des jeunes (trois fois supérieur à celui de leurs aînés à diplôme égal) »
Limitation des dividendes à la part des bénéfices versée aux salariés.
« Plafonner les versements de dividendes aux actionnaires en limitant la part des bénéfices qui leur est distribuée à la part versée aux employés »
Le programme refonde le modèle social autour de la valeur travail : exonération de cotisations au-delà d'un seuil annuel d'heures, fusion des minima sociaux dans un Revenu d'incitation à l'activité, incitations à la prolongation d'activité des seniors et plafonnement global des aides via un Compte social unique. L'assurance chômage est resserrée pour accélérer le retour à l'emploi. Le code du travail est ramené à un socle de 50 principes, le reste relevant de la négociation collective.
Au-delà de 1 623 heures travaillées par an, les heures seraient exonérées de toutes les cotisations sociales salariales et patronales (hors CSG/CRDS), l'exonération d'impôt sur le revenu étant maintenue.
« Pour lever ce frein, nous proposons d'instaurer un seuil « zéro cotisation ». Fixé à 1 623 heures par an, soit l'équivalent de deux jours de travail supplémentaires rémunérés, ce seuil pose une règle simple et lisible. Au-delà, les heures travaillées sont exonérées de cotisations sociales, salariales comme patronales. »
Le RIA remplacerait trois dispositifs existants pour garantir un gain immédiat à chaque reprise d'activité, avec une allocation minorée de 30 % du salaire.
« nous proposons de créer un Revenu d'incitation à l'activité (RIA), en fusionnant trois aides existantes : le RSA, la prime d'activité et l'allocation de solidarité spécifique (ASS). »
Avant l'âge légal, les salariés ayant validé tous leurs trimestres bénéficieraient d'une exonération totale de cotisations retraite et chômage afin de prolonger leur activité.
« Pour les salariés ayant tous leurs trimestres mais n'ayant pas encore atteint l'âge légal de départ, et ne relevant d'aucun dispositif spécifique existant (carrières longues, pénibilité, bonification pour enfants, etc.), nous proposons une exonération totale de cotisations retraite et chômage. »
Chaque adulte disposerait d'un compte recensant l'ensemble des aides non contributives, dont le cumul ne pourrait dépasser 70 % du SMIC net par adulte, hors handicap et dépendance.
« Nous proposons donc la création d'un Compte social unique (CSU), sur le modèle du compte fiscal. Chaque adulte dispose d'un CSU retraçant toutes les aides, quelle qu'en soit l'origine : État, CAF ou mairie par exemple. »
Mise en œuvre des règles jamais appliquées : réduction de la durée maximale d'indemnisation, modulation conjoncturelle, accès plus tardif des seniors et renforcement des obligations de recherche d'emploi.
« Les règles de juin 2024 sur l'indemnisation du chômage, jamais appliquées, allaient dans la bonne direction. Elles prévoyaient une réduction de la durée maximale d'indemnisation (de 18 à 15 mois), une modulation en fonction de la conjoncture, un accès plus tardif aux droits prolongés pour les seniors et un renforcement des obligations de recherche d'emploi. »
Le refus d'une troisième offre raisonnable d'emploi entraînerait la fin de l'indemnisation, sur le modèle de plusieurs pays européens.
« Les refus d'offres raisonnables doivent être mieux encadrés : un premier refus peut être admis lorsqu'une offre est manifestement inadaptée, un deuxième toléré dans des conditions proches, mais le refus d'une troisième offre raisonnable doit mettre fin à l'indemnisation. »
L'indemnisation des ruptures conventionnelles serait limitée dans sa durée et plafonnée dans son montant.
« La réforme consiste à limiter la durée d'indemnisation à six mois et à plafonner le montant perçu, afin d'adapter la protection à un départ négocié. »
Un socle de 50 principes fondamentaux deviendrait indépassable, le reste du code devenant supplétif et applicable seulement en l'absence d'accord collectif.
« Un socle de 50 principes fondamentaux sera rendu indépassable. Il ne sera pas possible d'y déroger. »
L'obligation légale d'un minimum de 24 heures hebdomadaires pour les temps partiels serait supprimée, sauf accord collectif.
« nous proposons d'assouplir le travail à temps partiel en supprimant l'obligation d'un minimum légal de 24 heures hebdomadaires, sauf accord collectif. »
Le programme propose une « révolution du travail » articulée autour d'une sécurité de l'emploi et de la formation rendant effectif le droit universel à l'emploi. Il augmente fortement les salaires (SMIC à 1 600 euros net), abroge les réformes du droit du travail récentes, rétablit la retraite à 60 ans à taux plein et instaure la semaine de 32 heures. Les salarié·e·s obtiennent des droits décisionnels nouveaux (droit de veto suspensif, préemption) et les travailleurs des plateformes un statut protecteur.
Le SMIC horaire serait augmenté pour atteindre rapidement 1 600 euros net (2 021 euros brut), aucune branche ne pouvant fixer un minimum inférieur.
« Le smic horaire sera augmenté pour atteindre rapidement 1 600 euros net par mois (soit 2 021 euros brut). »
Aucune pension ne pourrait être inférieure à 1 200 euros net, avec rétablissement de la demi-part des veuves et veufs.
« Aucune pension ne pourra être inférieure à 1 200 euros net, et la demi-part des veuves et des veufs sera rétablie. »
Abrogation immédiate des réformes du droit du travail et de l'assurance-chômage, rétablissement du CE et du CHSCT et primauté de l'accord de branche.
« La loi El Khomri, les ordonnances Macron et la loi Borne sur l’Assurance-chômage seront immédiatement abrogées »
Un moratoire suspendrait les licenciements le temps d'examiner la situation réelle des entreprises et de chercher des alternatives sans suppressions d'effectifs.
« Tous les plans sociaux et les licenciements en cours seront suspendus »
Les salariés disposeraient d'un droit de veto suspensif sur les projets de restructuration et de licenciement, ainsi que d'un droit de préemption en cas de vente.
« Les nouveaux droits incluront un droit de veto suspensif sur les projets de restructuration et les licenciements »
Une loi garantirait à tout jeune ou salarié d'être soit en emploi, soit en formation avec maintien du revenu, visant l'éradication progressive du chômage.
« Une loi sur la sécurité d’emploi ou de formation sera proposée au Parlement »
Un nouveau service public regrouperait Pôle emploi, Cap emploi et les Missions locales, avec une mission de sécurisation de l'emploi, des revenus et de la formation.
« Un nouveau service public unifié de l’emploi et de la formation professionnelle sera créé »
La retraite à 60 ans à taux plein serait rétablie pour une carrière complète, la pension atteignant 75 % du revenu net d'activité.
« La pension atteindra 75 % du revenu net d’activité, dans le secteur public comme dans le secteur privé. »
La durée hebdomadaire passerait à 32 heures sans diminution de salaire, restituant aux salariés les gains de productivité.
« La semaine de travail passera à 32 heures, sans diminution de salaires »
Une loi accorderait aux travailleurs des plateformes et auto-entrepreneurs un statut avec les garanties du droit du travail et de la Sécurité sociale, et encadrerait le management algorithmique.
« Une loi leur accordera un statut, avec toutes les garanties inscrites dans le droit du travail et le droit de la Sécurité sociale. »
Le projet socialiste articule une hausse des salaires (SMIC à 1 690 € net, revalorisation du point d'indice) avec un renforcement du pouvoir des salariés dans l'entreprise, via la codétermination et un plafond d'écart de rémunération de 1 à 20. Il propose de réviser les critères de pénibilité, de rétablir les CHSCT et de viser zéro décès au travail. L'abrogation de la réforme Borne ouvrirait une conférence sociale pour une retraite à 43 annuités avec un âge légal ramené à 62 ans. Un volet formation-reconversion accompagne les mutations industrielles et l'arrivée de l'intelligence artificielle.
Le programme prévoit une revalorisation du salaire minimum et l'ouverture d'une conférence sociale sur les salaires supérieurs au SMIC.
« Réhausser le SMIC à 1 690 € net et ouvrir une conférence sociale pour augmenter les salaires au-dessus du SMIC. »
La hausse du traitement des agents publics serait ciblée sur les catégories C et B.
« Augmenter le traitement des fonctionnaires à travers la revalorisation du point d’indice, ciblée sur les catégories C et B. »
Une prime « santé 2030 » serait versée aux professionnels du soin et du lien déjà bénéficiaires des primes Ségur.
« Reconnaître les métiers à forte utilité sociale et revaloriser les métiers essentiels (santé, éducation, social) dans le cadre d’un « Grenelle de la première ligne ». »
Le versement de dividendes serait par ailleurs conditionné à un partage équivalent de la valeur avec les salariés dans les entreprises de 10 salariés et plus.
« Partager la richesse en entreprise notamment à travers la limitation des écarts de salaires en instaurant un plafond de 1 à 20 entre les plus hautes et les plus basses rémunérations dans un même groupe consolidé. »
Les entreprises de plus de 500 salariés devraient compter la moitié d'administrateurs salariés dans leur conseil d'administration ou de surveillance.
« Reconstruire la démocratie sociale en France, pour évoluer vers un système de codétermination. Associer les salariés à la vie de l’entreprise et aux décisions stratégiques en portant le nombre d’administrateurs salariés à la moitié des membres et des droits de vote au sein du conseil d’administration et/ou de surveillance des entreprises de plus de 500 salariés. »
L'amélioration des conditions de travail est adossée à un objectif chiffré de mortalité nulle.
« Améliorer les conditions de travail avec un objectif de 0 décès au travail. »
Le malus sur les cotisations patronales des entreprises à fort taux d'accidents serait renforcé et la médecine du travail relancée.
« Réviser les critères de pénibilité et renforcer la prévention en matière de santé au travail, à travers des CHSCT réinstallés, en introduisant un réel principe de prévention des risques professionnels, en relançant la médecine du travail et en renforçant le malus sur les cotisations patronales des entreprises ayant un fort taux d’accidents du travail. »
Le burn-out serait reconnu comme maladie professionnelle.
« Créer un observatoire des personnes mortes au travail. Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle. »
Les cotisations sociales employeurs augmenteraient pour les entreprises qui y recourent fortement.
« Protéger les salariés en réduisant la part des contrats courts et du temps partiel subi, par l’augmentation des cotisations sociales employeurs pour les entreprises qui y ont fortement recours. »
Objectif affiché : permettre aux personnes les plus éloignées de l'emploi de retrouver une activité et une qualification.
« Relancer une politique ambitieuse d’emplois aidés dans le secteur associatif, les services publics et l’économie sociale et solidaire afin de permettre aux personnes les plus éloignées de l’emploi de retrouver une activité, une qualification et une place dans le monde du travail. »
Financement tripartite : 50 % par les cotisations des travailleurs, 30 % par les donneurs d'ordre, 20 % par l'État.
« Protéger les travailleurs indépendants. Combattre leur précarité fiscale et créer une Caisse de sécurité sociale des indépendants précaires. »
Le statut de micro-entrepreneur serait révisé et la directive européenne sur la présomption de salariat transposée.
« Protéger les travailleuses et travailleurs des plateformes et leur garantir une rémunération minimale au SMIC horaire. Réviser le statut de micro-entrepreneur pour lutter contre le salariat déguisé. »
L'indemnisation des stages longs serait par ailleurs augmentée.
« Mettre fin aux stages non rémunérés et augmenter l’indemnisation des stages « longs ». »
Les lettres de cadrage gouvernementales issues de la loi Avenir professionnel de 2018 seraient supprimées.
« Confier la gestion de l’assurance chômage exclusivement aux organisations syndicales et patronales par la suppression des lettres de cadrage gouvernementales prévues par la loi Avenir professionnel de 2018. »
Un barème national unique des sanctions serait adopté et la transparence des algorithmes de France Travail exigée.
« Garantir le versement automatique de l’allocation chômage et encadrer strictement les radiations et sanctions imposées aux demandeurs d’emploi, en interdisant toute radiation pour refus d’un emploi considéré comme précaire. »
La réduction du temps de travail passerait par la négociation sociale, selon les conditions économiques.
« Rendre aux salariés et aux travailleurs indépendants la maîtrise de leur temps. Favoriser, par la négociation sociale, les innovations organisationnelles permettant une meilleure articulation entre vie professionnelle et vie personnelle, notamment l’expérimentation de la semaine de quatre jours et la réduction progressive du temps de travail lorsque les conditions économiques et sociales le permettent. »
Un droit à la prévisibilité du travail serait par ailleurs instauré dans les secteurs à horaires fractionnés.
« Ne laisser à l’employeur le droit de fixer unilatéralement que deux des quatre semaines de congés payés obligatoires, dites de repos effectifs. »
Ce compte agrégerait jours de repos, RTT et heures supplémentaires, mobilisables pour la famille, la formation ou les loisirs.
« Permettre à chacun d’accumuler du temps et d’en choisir l’emploi, à travers la création d’un Compte Épargne Temps Universel (jours de repos, RTT, heures supplémentaires) pour s’occuper de ses enfants, pour se former ou tout simplement pour ses loisirs. »
Un droit aux vacances serait organisé pour les familles et les trois millions d'enfants qui en sont privés.
« Garantir à tous le droit au repos, en renforçant le droit à la déconnexion avec des sanctions en cas de non-respect, en organisant un droit aux vacances pour les familles et les trois millions d’enfants qui en sont privés. »
Les critères de pénibilité seraient les dix de la réforme Touraine de 2015, incluant les quatre supprimés en 2018.
« Après l’abrogation de la réforme Borne, convoquer une conférence sociale pour définir un nouveau système de retraite par répartition qui permette à chacun de profiter d’une retraite en bonne santé : proposer de construire un droit à la retraite calculé en fonction d’une durée de cotisation fixée à 43 annuités, réductible en fonction de la pénibilité des métiers exercés tout au long de sa vie. »
Les attributions gratuites d'actions, dividendes, intéressement et avantages en nature des plus hauts revenus seraient assujettis aux cotisations sociales.
« Pour maintenir l’équilibre financier du nouveau système de retraites, flécher des revenus de l’imposition du capital, assujettir aux cotisations sociales certains compléments de salaire attribués aux plus hauts revenus (attributions gratuites d’actions, dividendes, intéressement, participation, avantages en nature) »
Ce droit viserait les travailleurs des secteurs fragilisés, pendant une année de formation.
« Créer un droit à la reconversion pour les travailleurs des secteurs fragilisés, avec un accompagnement renforcé et une protection des revenus à 100 % du salaire pendant une année de formation ou de reconversion. »
Le plan cible les jeunes, demandeurs d'emploi, seniors et travailleurs des secteurs en mutation, dans les filières stratégiques.
« Engager un plan national d’anticipation pour former et reconvertir un million d’actifs en dix ans. »
Des accords de branche ou d'entreprise obligatoires répartiraient ces gains entre salaires, investissement et réduction du temps de travail.
« Adopter une grande loi sur l’IA au travail pour que les gains de productivité liés à l’IA fassent l’objet d’accords de branche ou d’entreprise obligatoires, visant à les répartir équitablement entre la hausse des salaires, l’investissement productif de transition et la réduction du temps de travail. »
Ce compte serait abondé pour tout salarié dont le métier est transformé par l'intelligence artificielle.
« Créer un CPF-IA abondé pour tout salarié dont le métier est transformé par l’intelligence artificielle, assorti d’un droit opposable à la reconversion. »
Le programme veut « remettre les travailleurs au cœur du contrat social » : conférences salariales par branche, SMIC à 1 600 euros net en deux ans, limitation des écarts de salaires, revalorisation des fonctionnaires (point d'indice indexé). Il démocratise l'entreprise (ESS, salariés dans les conseils d'administration, priorité aux accords de branche), garantit un droit à l'emploi via Territoires Zéro Chômeur, abroge la réforme des retraites de 2023 et crée un Haut Conseil du Pilotage des Retraites.
Conférences salariales visant d'abord les métiers utiles précaires et pénibles, pour renégocier grilles de rémunération et hausses de salaire.
« Organiser immédiatement des conférences salariales dans tout le pays, visant d’abord les métiers utiles marqués par la précarité et la pénibilité, pour renégocier avec les branches professionnelles les grilles de rémunération et les hausses de salaire. »
Hausse du SMIC à 1 600 euros net dans les deux ans suivant l'accession au pouvoir.
« Augmenter le SMIC à 1600 euros net dans les deux ans qui suivent notre accession au pouvoir. »
Travail à la limitation des écarts de salaires au sein d'une même entreprise, comme le propose la CES.
« Travailler à limiter les écarts de salaires dans une même entreprise, comme le propose la Confédération européenne des syndicats. »
Revalorisation durable des rémunérations des agents publics, point d'indice indexé sur l'inflation et correction des écarts entre ministères.
« Soutenir les fonctionnaires, revaloriser durablement les rémunérations pour renforcer l’attractivité de la fonction publique, indexant leur point d’indice sur l’inflation et corrigeant les écarts de rémunérations entre ministères. »
Agence créant massivement des emplois et favorisant la conversion d'entreprises classiques en structures de l'économie sociale et solidaire.
« Créer une agence de financement de l’ESS, pour y créer massivement des emplois, favoriser la conversion d’entreprises classiques en structures de l’ESS, assurer un plan de financement à long terme. »
Présence accrue des représentants des salariés dans les conseils d'administration dès 100 salariés et instauration d'un « chèque syndical ».
« Intégrer davantage les représentants des salariés dans les conseils d’administration des entreprises, dès 100 salariés, instaurer un « chèque syndical » pour renforcer la liberté syndicale. »
Priorité rétablie aux accords de branches professionnelles par rapport aux accords d'entreprise.
« Protéger les salariés : redonner la priorité aux accords de branches professionnelles par rapport aux accords d’entreprise. »
Grande stratégie pour mettre fin au nombre de morts au travail, le plus élevé d'Europe.
« Adopter une grande stratégie « Zéro mort au travail » pour mettre fin à ce scandale français du nombre de morts au travail, le plus élevé d’Europe. »
Généralisation de Territoires Zéro Chômeur de longue durée et création d'un CDI d'insertion harmonisé.
« Instaurer une vraie garantie à l’emploi en généralisant le dispositif Territoires Zéro Chômeur de longue durée, créer un CDI d’insertion harmonisé pour faciliter la transition vers l’emploi durable »
Abrogation de la réforme Macron des retraites de 2023, jugée injuste, avant une réforme construite avec les partenaires sociaux.
« Abroger la réforme Macron de 2023. »
Nouvelle gouvernance où les partenaires sociaux sont majoritaires pour concevoir, suivre et ajuster le système de retraites.
« Créer une nouvelle gouvernance du système, un Haut Conseil du Pilotage des Retraites, adossé au comité de suivi des retraites et au sein duquel les partenaires sociaux seront majoritaires »
Abrogation de la réforme Macron de l'assurance chômage, jugée injuste et inefficace.
« Abroger la réforme Macron de l’assurance chômage, injuste et inefficace. »
Le programme prévoit l'abrogation de la réforme des retraites de 2023 au profit d'un système progressif prenant en compte la pénibilité et l'entrée précoce dans la vie active, ainsi que l'annulation de la réforme de l'assurance chômage de juillet 2024. Une conférence sociale sur les salaires et les conditions de travail serait organisée dès juillet 2024.
La réforme serait abrogée par décret dès juillet 2024.
« Annulation de la réforme de l’assurance chômage de juillet 2024 »
Le système prendrait en compte l'entrée précoce sur le marché du travail et la pénibilité réelle des emplois peu qualifiés.
« Abroger la réforme des retraites de Macron et mettre en place un système de retraites progressif, qui incite les jeunes à entrer de manière précoce sur le marché du travail et prend en compte la pénibilité réelle des emplois faiblement qualifiés »
Une conférence sociale sur les salaires et les conditions de travail serait lancée en juillet 2024.
« Organisation d’une conférence sociale sur les salaires et les conditions de travail »
Le nombre de mesures dépend de la longueur du document source et de l'extraction, pas de la qualité du programme. « Aucune mesure claire identifiée » veut dire que notre extraction n'a rien retenu de net sur ce thème, pas que le parti n'en parle pas.