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TONDELIER A FAIT SA PIRE INTERVIEW (elle parle d'histoire de la politique 😭)

▶️ Vidéo YouTubeMédiaPaduTeam11 septembre 2026

Chronique d'une heure de PaduTeam, avec Zoé et Chris, sur l'entretien de Marine Tondelier, candidate des Écologistes à la présidentielle, avec Darius Rochebin (« Le grand entretien », LCI, 7 septembre 2026) : un mot pour chaque président de la Ve République, puis ses votes passés. Les propos de Tondelier et de Rochebin sont des extraits que commentent les chroniqueurs, favorables à La France insoumise. Correction de transcription dont dépend un verdict : « les industries de texture », restitué en « les industries de textile ».

24 analyses
⚔️ CritiqueAnalyse IA
La chronique range Tondelier dans une politique « précrise », traitée comme un divertissement
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsMarine TondelierMentionné :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

C'est la grille de toute la vidéo : moins une suite de fautes qu'un anachronisme. D'un côté un candidat qui épouse une époque de crise, de l'autre une responsable restée dans le jeu politico-médiatique d'avant, où la politique pouvait se traiter en distraction, et qui, selon Chris, ramène tout à elle.

« on parle souvent d'anachronisme en ce moment parce que c'est des candidatures qui comprennent pas l'époque et tout et je pense que vraiment Mélenchon me paraît tellement imbattable en ce moment parce que c'est lui qui [...] sort sur la vague de l'époque [...] et elle, elle est vraiment dans un [...] espèce de politico-médiatique mais précrise où tu pouvais encore prendre la politique [...] un peu comme une distraction, un divertissement, et c'est catastrophique. »
⚔️ CritiqueAnalyse IA
« J'étais pas née » : la chronique y voit une technique de communication qui prend les électeurs de haut
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsMarine TondelierMentionné :Marine Le Pen

Invitée à qualifier chaque président de la Ve République, Tondelier (née en 1986) décline les premiers, faute de les avoir « vécus », et objecte que Marine Le Pen, elle, « les a connus ». La chronique rappelle que Le Pen, qu'elle croit née en 1966 ou 1967 (c'est en août 1968), n'avait pas l'âge d'avoir connu De Gaulle ou Pompidou, et prête à l'esquive une intention : se donner l'air proche en affichant l'ignorance.

« tous les gens qui étaient au pouvoir quand tu étais pas née ou que tu étais enfant, tu dis que tu connais pas parce que tu étais pas née. En fait, ça me semble être vraiment une technique rhétorique. En fait, ça va te mettre proche du peuple parce que comme tu le sais, les peuples, ils sont complètement cons en fait. »
✅ VérificationExagéréAnalyse IA
« L'immense majorité » des résistants du maquis étaient communistes : la chronique force le trait sur un poids réel
Mentionné :Parti communiste françaisMarine Tondelier

À « l'infini respect » de Tondelier pour De Gaulle, Zoé oppose ceux qui ont combattu. Leur poids est réel : les FTP communistes forment avec l'Armée secrète et l'ORA les FFI, près de 200 000 hommes en juin 1944, et l'URSS, avec quelque 27 millions de morts (plus que les « 20 millions » cités), a porté l'essentiel du combat contre l'armée allemande. Mais même dans les maquis FTP, la plupart des combattants n'étaient pas des militants communistes, selon l'historien Fabrice Grenard, le parti y exigeant 20 % de militants par unité. Zoé nuance d'ailleurs aussitôt : « il y en avait beaucoup ».

« l'immense majorité des gens qui étaient résistants dans le maquis et cetera, c'était des militants communistes, si je puis me permettre. Alors là, tu as toujours des gens qui sont [...] oui, il y avait pas que des communistes et cetera. Alors oui, mais quand même, il y en avait beaucoup »
🤝 Droits & égalitésFabrice Grenard, « Le PCF et les maquis » ↗Ministère des Armées, « Forces françaises de l'intérieur : la Résistance combattante » (27 mai 2024) ↗Meduza, « 27 million lives lost » (9 mai 2025) ↗
✅ VérificationImprécisAnalyse IA
Les Écologistes auraient voté l'équivalence entre nazisme et communisme : leur groupe européen l'a cosignée, leurs élus français se sont surtout abstenus
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsMarine Tondelier

Le texte existe : la résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 sur la mémoire européenne condamne ensemble les régimes nazi et communistes et, à son § 17, s'inquiète de l'usage de « symboles de régimes totalitaires », rappelant que plusieurs pays ont interdit symboles nazis et communistes. Les Verts européens l'ont cosignée. Mais la délégation écologiste française s'est surtout abstenue : 7 abstentions, 3 voix pour (Gwendoline Delbos-Corfield, Benoît Biteau, François Alfonsi), 2 absents dont Yannick Jadot ; aucune voix contre, quand 4 insoumis votaient contre.

« Mais que tu dises ça, quand tu es dans un parti qui est censé être de gauche et qui vote au Parlement européen le fait de mettre sur le même plan les symboles du communisme et les symboles du nazisme, ça commence vraiment à ressembler à du slop atlantiste comme on en a rarement vu quoi. »
🌍 Europe & internationalRésolution du 19 septembre 2019 sur l'importance de la mémoire européenne (EUR-Lex) ↗Vote nominal du 19 septembre 2019, détail par eurodéputé (HowTheyVote) ↗
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
Le retour de De Gaulle en 1958, « littéralement un coup d'État » ? Le complot de l'opération Résurrection est documenté

Le complot est établi : en mai 1958, des gaullistes comme Léon Delbecque et Michel Debré préparent avec les généraux d'Alger l'opération Résurrection, un largage de parachutistes sur Paris ; De Gaulle, informé, laisse peser la menace sans y prendre part directement. Son retour prend une forme légale — l'Assemblée l'investit le 1er juin par 329 voix sur 553 —, d'où le débat sur le mot : « c'est parce que le Parlement s'est couché qu'il n'y a pas eu de coup d'État », disait Mendès France. Le SAC, fondé en 1960, fut bien une police parallèle du gaullisme.

« Je rappelle que les communistes défilaient dans la rue contre la 5e République en disant que c'était un coup d'État, un putsch, et c'est littéralement un coup d'État. Allez, renseignez-vous sur ce que c'était l'opération Résurrection où de Gaulle et ses lieutenants manigançaient avec les généraux pour qu'il y ait une pression pour qu'il revienne aux affaires. »
🏛️ Institutions & démocratieOpération Résurrection (Wikipédia) ↗Crise de mai 1958 (Wikipédia) ↗Service d'action civique (Wikipédia) ↗
⚔️ CritiqueAnalyse IA
Le général de 1940 ou le président de 1958 : la chronique reproche à Tondelier de ne pas distinguer les deux De Gaulle
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsRenaissanceEmmanuel MacronMarine Tondelier

Pour la chronique, la gauche a toujours distingué l'homme de la Résistance du fondateur de la Ve République, que Mitterrand appelait « le coup d'État permanent ». Faute de cette distinction, Tondelier, qui dit à De Gaulle son « infini respect », n'a « pas un mot » contre des institutions dont Macron use aujourd'hui. (La chronique date l'appel de De Gaulle du « 18 juillet » : il est du 18 juin 1940.)

« Par contre, le retour de De Gaulle en 58 est un verrouillage antidémocratique des institutions qui aujourd'hui est accaparé par cette espèce de De Gaulle de Wish, Macron, qui se dit exactement pareil que de Gaulle au-dessus des partis, au-dessus de la démocratie, au-dessus du parlement. C'est pour ça qu'il décide de qui il met en Premier ministre et tout. »
🏛️ Institutions & démocratie
💡 Idée-cléAnalyse IA
De Gaulle « premier néolibéral » : la chronique lit les années 1960 comme un État mis au service du patronat
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsMarine Tondelier

À l'image du grand État planificateur, Chris oppose un néolibéralisme « à la française » : un appareil d'État qui stimule le marché au lieu de le remplacer, des plans conçus avec le patronat (le CNPF), des économistes comme Jacques Rueff, présent au colloque Lippmann de 1938. Le fait qu'il cite est exact : les ordonnances du 21 août 1967 ont instauré la parité avec le patronat à la tête des caisses, là où les salariés détenaient les trois quarts des sièges, et supprimé l'élection des administrateurs.

« tout son travail dans les années 60 ce sera de refabriquer une technocratie d'État main dans la main avec le patronat qui fera une destruction de la sécurité sociale avec les ordonnances sur la Sécu, notamment justement pour qu'elle devienne paritaire avec le patronat. »
💶 Économie & fiscalitéMouvement de 1967 contre les ordonnances sur la Sécurité sociale (Wikipédia) ↗
⚔️ CritiqueAnalyse IA
Giscard « me fait penser à Macron » : la chronique y voit plutôt l'aube d'une alternance où voter à gauche ou à droite revient au même
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsMarine TondelierMentionné :RenaissanceEmmanuel Macron

Tondelier dit que Giscard lui « fait penser à Macron ». La chronique juge le parallèle paresseux : l'image d'un Giscard centriste tient aux lois de société (IVG, divorce par consentement mutuel, majorité à 18 ans), quand sa politique économique, jusqu'à l'austérité de Raymond Barre, ouvre l'alternance PS-RPR. Macron serait plutôt un néolibéral « nouveau », qui veut achever ce que la Ve République a commencé.

« là où Giscard est plutôt l'incarnation [...] de l'alternance qui va suivre où on va avoir l'impression que bah que vous votiez à gauche ou à droite, c'est la même chose quoi. Et donc vraiment la comparaison avec Macron est vraiment une analyse un peu paresseuse de Giscard »
💶 Économie & fiscalité
✅ VérificationVraiAnalyse IA
Giscard, « les premières politiques anti-immigration très hardcore » : suspension du regroupement familial et projet de retours forcés d'Algériens

C'est établi. Le 3 juillet 1974, deux mois après l'élection de Giscard, la France suspend l'immigration de travail et, avec elle, l'immigration familiale. Après l'avoir encadré en 1976, le gouvernement suspend le regroupement familial pour trois ans par le décret du 10 novembre 1977, que le Conseil d'État annule le 8 décembre 1978 au nom du « droit de mener une vie familiale normale ». En 1978, Lionel Stoléru propose à l'Algérie d'organiser le retour de 100 000 Algériens par an pendant cinq ans, un objectif que Giscard défend encore fin 1979, selon l'historien Patrick Weil.

« sous Giscard, tu vois, une politique, c'est les premières politiques anti-immigration très hardcore, tu vois, c'est les trucs d'attaque contre le regroupement familial et cetera. »
🛂 Immigration & asileRegroupement familial en France (Wikipédia) ↗Patrick Weil, « Coups de Jarnac contre les accords d'Évian », Plein Droit n° 29-30 (novembre 1995) ↗
✅ VérificationImprécisAnalyse IA
Arnault et le textile « pour 1 € symbolique » sous Giscard ? Le rachat de Boussac date de 1984, sous Mitterrand

Le rachat a bien eu lieu, et à bon compte : fin 1984, Bernard Arnault prend Boussac avec 745 millions de francs d'aides publiques, n'en garde que Dior et Le Bon Marché, revend le textile et supprime 9 000 emplois en deux ans ; le « franc symbolique » est un raccourci, il lève 400 millions de francs pour racheter le holding. Mais c'est sous Mitterrand, avec l'appui d'un gouvernement socialiste, et non sous Giscard, parti en 1981 : sous son septennat, en 1978, ce sont les frères Willot qui avaient repris Boussac, pour 700 millions de francs.

« c'est son règne, pour reprendre Darius Rochebin, que Bernard Arnault commence à récupérer les industries de textile pour 1 € symbolique. Et donc cette désindustrialisation, elle est profonde mais on est encore au début du néolibéralisme. »
💶 Économie & fiscalitéBoussac (entreprise) (Wikipédia) ↗Bernard Arnault (Wikipedia, en anglais) ↗
✅ VérificationImprécisAnalyse IA
Mitterrand battu en 1974 « à 150 000 voix près » : le scrutin le plus serré de la Ve République, mais l'écart était de 425 000 voix

Le fond est exact : le 19 mai 1974, Mitterrand, candidat de l'Union de la gauche, perd le second tour avec 49,19 % des voix, l'élection la plus serrée de la Ve République. Pour Chris, une victoire alors, avec le Programme commun et avant que le néolibéralisme ne s'installe, aurait ouvert d'autres possibles que 1981. Mais l'écart est d'environ 425 000 voix (13,40 millions contre 12,97), près de trois fois le chiffre cité ; il aurait fallu qu'environ 212 000 électeurs changent de camp.

« le premier épisode faut le faire sur Mitterrand gagne en 74 et pas en 81 et ça c'est fondamental c'est-à-dire qu'il y a une tragédie Mitterrand à 150 000 voix près. »
🏛️ Institutions & démocratieÉlection présidentielle française de 1974 (Wikipédia) ↗
⚔️ CritiqueAnalyse IA
Retenir de 1981 « le moment que ça n'a pas été » : la chronique oppose à Tondelier les électeurs perdus par la gauche
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsMarine Tondelier

À Tondelier, qui dit n'avoir « pas de souvenir » de Mitterrand au pouvoir (elle avait huit ans à son départ) mais retient que 1981 fut « le moment » de plusieurs générations de gauche, Chris oppose une « tragédie » : un président arrivé trop tard, dans un monde en voie de libéralisation, entouré de hauts fonctionnaires et de patrons « de gauche » déjà convertis. Le vrai bilan, selon lui, ce sont les électeurs qui ont cessé de croire que la gauche pouvait changer leur vie.

« C'est pas intéressant de rappeler le moment que c'était 81. Ce qu'il faut rappeler, c'est le moment que ça n'a pas été. C'est-à-dire des gens qui ont cru aux choses et qui n'ont rien vu et qui se sont détournés de la gauche, voire complètement de la politique. C'est monstrueux quoi. »
🏛️ Institutions & démocratie
⚔️ CritiqueAnalyse IA
Du tournant de 1983 à Pigasse : la chronique met LFI en garde contre les élites qui la trouvent « sympa »
→ Visé :Matthieu PigasseMentionné :La France insoumise

De l'entourage de Mitterrand au moment du tournant de la rigueur, dont Chris cite Jacques Delors, Zoé tire une leçon adressée à La France insoumise pour le jour où elle gouvernera : se méfier des hauts fonctionnaires et des banquiers qui la trouvent fréquentable. Elle vise Matthieu Pigasse, invité des universités d'été de LFI en août 2026, et son récit de la restructuration de la dette grecque.

« c'est pour ça que nous on grince des dents quand on dit « Oui, il y a plein de hauts fonctionnaires en fait, ils trouvent que la FI ça peut peut-être être sympa et cetera. » Ou là, méfiance, méfiance, méfiance. Quand on voit des Pigasse venir ramper, faire des circonvolutions, expliquer qu'en fait ils ont super bien restructuré la dette grecque, moi je revois littéralement ces mecs qui sont des gens profondément capitalistes qui ont pour objectif de le sauvegarder, de le préserver »
💶 Économie & fiscalité
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La France insoumise·🏛️ Interdire le pantouflage des hauts fonctionnaires
💡 Idée-cléAnalyse IA
La classe ouvrière racialisée, puis la Marche de 1983 reprise en main : la chronique retrace une trahison socialiste
→ Visé :Parti socialiste

La chronique décrit un mécanisme : l'automobile recrute au Maghreb ses ouvriers spécialisés pendant que les ouvriers blancs montent vers les professions intermédiaires ; quand ces OS réclament l'égalité, le gouvernement socialiste les stigmatise — Pierre Mauroy dit en janvier 1983 les travailleurs immigrés en grève « agités par des groupes religieux et politiques » — et le PS reprend la Marche de 1983 par SOS Racisme. Le chiffre avancé de 98 % de Maghrébins parmi les OS de Citroën n'a pas été retrouvé : 75 % des ouvriers d'Aulnay étaient immigrés au début des années 1980.

« Donc il y a cette racialisation de la classe, elle se fait là pour la croissance du prolétariat blanc. Et quand à un moment donné elle, parce qu'elle s'intègre, parce qu'elle veut l'égalité dans les années 80, c'est le PS qui lui tape dessus et qui reprend les symboles et qui va justement la dévoyer avec SOS Racisme qui sera donné à des BHL, des Malek Boutih ou des Harlem Désir et compagnie. »
🛂 Immigration & asileGrèves de l'industrie automobile française de 1982 à 1984 (Wikipédia) ↗Vincent Gay, « Les ouvriers immigrés de Citroën et Talbot », Les Utopiques (18 janvier 2019) ↗
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
Le FN entré à l'Assemblée par la proportionnelle de Mitterrand : un fait exact, un calcul délibéré plus discuté
Mentionné :Rassemblement NationalReconquêteLa France insoumiseÉric ZemmourJean-Luc Mélenchon

Le fait central est exact : la proportionnelle adoptée en 1985 fait entrer 35 députés FN à l'Assemblée en 1986. La chronique en tire une leçon de méthode : donner une tribune à une extrême droite faible était une faute, débattre avec un Zemmour déjà installé, comme Mélenchon en septembre 2021, n'en est pas une. Deux réserves : le FN avait déjà percé, avec 10,95 % aux européennes de 1984 ; et le calcul prêté à Mitterrand pour le faire monter est jugé surinterprété par la plupart des chercheurs, dont Nonna Mayer.

« dans les années 80 l'extrême droite était très peu puissante, l'extrême droite était très peu implanté et là permettre par des changements des lois électorales et cetera, permettre au Rassemblement national, au Front national à l'époque de Jean-Marie Le Pen de rentrer à l'Assemblée, d'avoir une tribune dans les médias et cetera, là c'était une erreur majeure, tu vois. Et comme souvent les gens ont du mal à se situer dans le moment politique qu'ils sont en train de vivre. Zemmour en 2022, ce n'est pas le FN des années 80. »
🏛️ Institutions & démocratieControverse autour d'un soutien de François Mitterrand au Front national (Wikipédia) ↗Élections européennes de 1984 en France (Wikipédia) ↗
🔗 Mesures de programme liées
La France insoumise·🏛️ Élire l'Assemblée nationale à la proportionnelle
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
Mitterrand « ministre de la guerre pendant la guerre d'Algérie » : il fut ministre de l'Intérieur puis de la Justice, et approuva 45 exécutions

Le fond est établi : ministre de l'Intérieur quand l'insurrection éclate, Mitterrand déclare en novembre 1954 que « l'Algérie, c'est la France » ; garde des Sceaux en 1956-1957, il donne son approbation écrite à 45 exécutions de militants algériens, selon l'enquête de Benjamin Stora et François Malye (2010). Seul l'intitulé est faux : il n'a jamais été ministre de la Guerre. La chronique en fait la source d'une Françafrique qu'il a prolongée, après De Gaulle et Jacques Foccart.

« François Mitterrand en terme de France-Afrique a été absolument [...] c'est une catastrophe ce qui a été fait à cette époque-là et c'est une haute trahison, hein, c'est une haute trahison de la gauche française envers sa tradition [...] alors lui c'est sa vraie tradition parce que lui il était ministre de la guerre pendant la guerre d'Algérie. »
🤝 Droits & égalités« Mitterrand et la mémoire de la guerre d'Algérie », Nonfiction (4 novembre 2010) ↗
⚔️ CritiqueAnalyse IA
Abolition, mariage pour tous, 35 heures : pour la chronique, des « écrans de fumée » qui font passer la pilule néolibérale
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsMarine TondelierMentionné :Parti socialisteFrançois Hollande

Tondelier retient de Mitterrand l'abolition de la peine de mort. Pour la chronique, comme le mariage pour tous ou les 35 heures, c'est une avancée réelle mais mise en scène pour masquer le tournant néolibéral. Le fait cité à l'appui est juste : trois exécutions seulement sous Giscard, les dernières en France. Mais rien n'indique que Giscard, qui renvoyait l'abolition à un recul de la criminalité, l'ait préparée, comme le suppose la chronique, et 62 % des Français y restaient opposés en septembre 1981.

« Et au même titre que l'abolition de la peine de mort, c'est l'équivalent du mariage pour tous de Hollande, c'est-à-dire un écran de fumée qui en plus est mis en scène pour que il y ait un débat qui prenne des mois et des mois [...] pour faire passer la pilule de toutes les décisions néolibérales qui ont été prises. La 5e semaine de congé payé sous Mitterrand, c'est littéralement l'équivalent des 35 heures de la gauche plurielle de Jospin. »
🤝 Droits & égalitésPeine de mort en France (Wikipédia) ↗Nicolas Picard, « Les Français face à la peine de mort, une histoire passionnelle », The Conversation (8 octobre 2025) ↗
💡 Idée-cléAnalyse IA
2005, « un vrai référendum pour ou contre le néolibéralisme » : le tournant que la chronique oppose au bilan de Tondelier
Mentionné :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsLa France insoumiseJean-Luc MélenchonMarine Tondelier

Pour la chronique, le référendum du 29 mai 2005, lancé par Chirac comme un coup tactique, politise le pays sur l'économie et se solde par 54,67 % de « non ». Chris, du même âge que Tondelier, rappelle que ce fut son premier vote possible, elle qui a eu 18 ans en août 2004, et suppose qu'elle a voté « oui » : elle ne le dit pas dans l'entretien, et rien de public ne le documente. Il espère que Mélenchon « vengera » ce vote en 2027, et voudrait aller plus loin que de désobéir à Bruxelles : « la mettre à bas ».

« Il y a le fameux référendum de 2005 que Chirac lance en pensant faire un coup de génie et tout et en fait il se passe un truc qu'il a pas du tout prévu. C'est-à-dire que il se retrouve en fait à créer une politisation massive du pays sur des questions profondément de gauche en réalité qui sont les questions de l'économie, de la possibilité d'être souverain sur le choix des codes du travail et cetera. C'est un vrai référendum pour ou contre le néolibéralisme en réalité »
🌍 Europe & international
🔗 Mesures de programme liées
La France insoumise·🏛️ Rendre le référendum obligatoire pour toute révision constitutionnelle ou nouveau traité européenLa France insoumise·🌍 Désobéir aux règles européennes incompatibles avec le programme
💡 Idée-cléAnalyse IA
Sarkozy puis Hollande, deux dernières trahisons de l'électorat populaire : la chronique y voit l'origine du « ni droite ni gauche »
→ Visé :Parti socialisteLes RépublicainsFrançois HollandeNicolas Sarkozy

La chronique fait des deux quinquennats une double déception de l'électorat populaire. Sarkozy gagne en 2007 sur une campagne qui mêle droite et extrême droite (Patrick Buisson, ministère de l'Identité nationale) et ramène Jean-Marie Le Pen à 10,4 %, puis mène une politique néolibérale classique (retraite à 62 ans). Hollande, élu sur « mon ennemi, c'est la finance », rejoue la déception : d'où le « ni droite ni gauche ».

« c'est là qui tue la droite en fait, il tue la droite, il ne sera pas réélu et la droite derrière va descendre jusqu'à Pécresse 5 %. Aujourd'hui, elle n'existe plus. Et l'électorat populaire qui avait fait confiance une dernière fois à la droite historique, à la droite d'alternance et cetera, s'en détache complètement. Il se passera la même chose avec Hollande ensuite qui une dernière fois essayera de faire croire qu'il va répondre aux crises populaires avec des mesures de gauche, « mon ennemi c'est la finance ». Et en fait, il trahira une dernière fois et c'est pour ça qu'après on aura plus ni droite ni gauche quoi. »
🏛️ Institutions & démocratie
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
« Ils étaient au gouvernement » : les écologistes que Tondelier dirige ont bien gouverné avec Hollande, de 2012 à 2014
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsMarine TondelierMentionné :Parti socialisteFrançois Hollande

Rochebin passe vite sur Hollande, que Tondelier aurait déjà « assassiné ». La chronique lui rappelle que son parti a gouverné avec lui, et c'est exact : Cécile Duflot au Logement et Pascal Canfin au Développement, de mai 2012 à avril 2014, jusqu'à l'arrivée de Manuel Valls. « À la fin » du quinquennat, en revanche, le parti n'y était plus : sa secrétaire nationale, Emmanuelle Cosse, devient ministre du Logement le 11 février 2016, contre la ligne d'EELV, et quitte le jour même la direction du parti.

« Moi j'aimerais bien savoir ce qu'elle a critiqué chez François Hollande parce que quand on regarde le programme d'Europe Écologie Les Verts, je suis pas sûr que ça soit très très différent mais OK. OK. D'ailleurs, ils étaient au gouvernement si je puis me permettre à la fin. »
🏛️ Institutions & démocratieCécile Duflot (Wikipedia, en anglais) ↗Emmanuelle Cosse (Wikipedia, en anglais) ↗
⚔️ CritiqueAnalyse IA
« Légiférer contre le mensonge » : la chronique répond à Tondelier que la politique n'oppose pas le vrai au faux mais des intérêts
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsMarine TondelierMentionné :RenaissanceEmmanuel Macron

Pour Tondelier, Macron, réélu sans pouvoir se représenter, aurait pu « sauver la démocratie », par exemple en légiférant contre le mensonge en politique, une mesure qui lui « tient à cœur ». Zoé y voit le symptôme d'une dépolitisation : la politique oppose des intérêts de classe, et l'argument patronal est « vrai » dans la logique de celui qui le tient. Elle lui reproche aussi de dire ce que Macron aurait dû faire plutôt que ce qu'il a fait, de la réforme des retraites à la dissolution.

« sachant, Marine Tondelier, que la politique c'est pas vrai et faux. D'accord ? Il y a pas les gens qui mentent d'un côté et les gens qui ont la vérité de l'autre. Il y a des rapports de force entre des groupes humains qui n'ont pas les mêmes intérêts, notamment aller au hasard, des classes sociales. Alors, je sais que ça pour Marine Tondelier, c'est très compliqué. Et en fait quand un patron dit pour que l'économie tourne bien, il faut virer les cotisations et cetera et cetera. Dans sa logique à lui, c'est le cas. »
🏛️ Institutions & démocratie
⚔️ CritiqueAnalyse IA
« Je suis antifasciste » : la chronique conteste un antifascisme du barrage qui, selon elle, dépolitise
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsMarine Tondelier

Tondelier écarte le vote blanc aux seconds tours face à l'extrême droite : elle « fait la différence », elle est « antifasciste ». Zoé conteste cet usage du mot : un discours contre l'extrême droite qui rend tout acceptable dépolitise, et fait oublier, selon elle, que le RN n'est pas assuré du second tour. Pour la chronique, le seul antifascisme est un projet de rupture, pas le vote Xavier Bertrand.

« mais surtout si ce discours contre l'extrême droite, entre guillemets, sert à tenir ce discours politique-là, le plus dépolitisant du monde, de dire tout va bien, tout est bon à prendre du moment que c'est pas l'extrême droite et tout ça. En fait, c'est un problème quoi. [...] pour battre l'extrême droite, il faut proposer mieux en face. »
💡 Idée-cléAnalyse IA
Pour la chronique, l'extrême droite prospère là où le centre a gouverné, de l'AfD au RN
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsPlace publiqueYannick JadotRaphaël Glucksmann

Partant de la victoire de l'AfD en Saxe-Anhalt, la chronique retourne l'argument du barrage : là où l'extrême droite a percé, France comprise, c'est après des gouvernements du centre ou d'une gauche centriste. Elle prête à Raphaël Glucksmann et Yannick Jadot une « proximité idéologique majeure » avec une partie des droites extrêmes européennes, sur la guerre et le social, et refuse de devoir voter pour eux au nom du barrage.

« Et si je citais l'AfD et tout ça, c'est aussi pour dire que vous ne pouvez pas ne pas regarder le fait que là où l'extrême droite pullule électoralement, et je mets la France dans le lot, a fait des poussées énormes sur ces dernières décennies et tout, c'est parce que le centre était au pouvoir avant ou une gauche centriste et cetera. C'est-à-dire que ses politiques d'accompagnement du néolibéralisme, voire même de son aggravation et tout, sont le moteur de la montée de l'extrême droite. »
💬 CitationAnalyse IA
« Aucun moment où je lui fais confiance » : Tondelier explique avoir voté Macron aux deux seconds tours
Propos de :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsMarine Tondelier→ Visé :RenaissanceEmmanuel Macron

Interrogée sur ses votes, Tondelier cite Benoît Hamon au premier tour de 2017, Yannick Jadot s'étant retiré en sa faveur, Jadot en 2022, et Macron aux deux seconds tours « sans hésiter » ; aux régionales de 2015, après l'élimination de la liste écologiste qu'elle conduisait, elle a voté Xavier Bertrand face à Marine Le Pen. Elle écarte le vote blanc : elle « fait la différence ». La chronique y voit une électrice disciplinée du front républicain et lui oppose Mélenchon, qui n'avait pas appelé à voter Macron en 2017.

« Emmanuel Macron, il y a aucun moment où je lui fais confiance. Je soutiens pas dans son programme. D'ailleurs, entre les deux tours, il dit « Ce mandat sera écologiste ou ne sera pas », franchement j'y crois pas une seule seconde »
🏛️ Institutions & démocratie