Yannick Jadot
Part des suffrages exprimés, calculée sur les résultats commune par commune du ministère de l'Intérieur — hors électeurs de l'étranger, absents de cet export. Mêmes chiffres que la carte des présidentielles.
Le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste départagent leurs candidats à la présidentielle de 2027 par une primaire, « Choisir 2027 », votée les 9-10 et 16-17 octobre 2026 : Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Jérôme Guedj, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel s'y affrontent. La « primaire unitaire » envisagée plus largement à gauche s'était heurtée dès l'hiver aux refus de La France insoumise, des communistes et d'une partie du PS. Ce dossier en suit les débats, les règles — un vote payant pour les non-adhérents — et les critiques : une élection qui divise plutôt qu'elle ne rassemble, une personne choisie à la place d'une ligne tranchée.
Candidat de Renaissance à la présidentielle depuis le 22 mai 2026, Gabriel Attal lance le 7 septembre l'opération « 1 000 bistrots » : des rencontres dans des cafés de toute la France, tenues surtout par des militants locaux autour de quatre chantiers — l'école, le travail, l'intelligence artificielle, les frontières. Le clip qui l'annonce vaut à sa campagne, le 12 septembre, un reproche d'Addictions France au nom de la loi Évin. Ce dossier rassemble les prises de parole qui commentent l'opération, et ce qu'elle dit de la campagne du camp présidentiel, et les confronte aux faits.
Sortir, désobéir ou réformer : la place de la France dans l'Union européenne redevient une ligne de fracture à l'approche de 2027. François Hollande en fait l'argument de son refus de gouverner avec La France insoumise, dont le programme ne s'appliquerait selon lui qu'en sortant de l'Union. Ce programme ne prévoit pourtant plus de sortie — le « plan B » de 2017 a cédé la place à la désobéissance à certaines règles —, et une partie de ses soutiens le presse d'assumer la rupture. Ce dossier rassemble les prises de parole qui instruisent ce débat : traités, souveraineté budgétaire, rôle de la Banque centrale européenne.
Candidate des Écologistes à la présidentielle, désignée en décembre 2025, Marine Tondelier est l'invitée du « Grand entretien » de Darius Rochebin sur LCI le 7 septembre 2026. L'exercice qu'il lui propose — un mot pour chacun des présidents de la Ve République, qu'il avait déjà soumis à Marine Le Pen — et le récit de ses votes passés, de Benoît Hamon en 2017 à Emmanuel Macron aux deux seconds tours, lui valent des critiques sévères sur sa lecture de l'histoire de la gauche. Ce dossier rassemble les prises de parole qui commentent l'entretien, et les confronte aux faits.
Les Écologistes abordent la présidentielle divisés en trois directions incompatibles. Yannick Jadot, candidat du parti en 2022, se rallie à Raphaël Glucksmann ; Sandrine Rousseau appelle à rejoindre la campagne de Jean-Luc Mélenchon ; Marine Tondelier tient l'appareil et défend une candidature autonome. Trois lignes qui ne recouvrent pas seulement des tactiques d'alliance, mais deux conceptions de l'écologie — celle qui se pense comme un correctif à l'intérieur du cadre existant, et celle qui la lie à une rupture économique — et un désaccord sur le nucléaire que le rapprochement avec Place publique remet au centre. Un parti que ses concurrents disent fini, et qui n'a plus d'échéance pour trancher.
Livraison d'armes, financement européen, négociation, élargissement de la conscription : la guerre déclenchée par l'invasion russe de février 2022 est devenue un clivage intérieur français, et l'un des rares qui traverse la gauche de part en part. D'un côté, ceux qui posent le soutien militaire à Kiev comme un impératif démocratique et jugent toute négociation prématurée une capitulation ; de l'autre, ceux qui y voient une guerre d'usure entretenue par des intérêts qui ne sont pas ceux des populations, et réclament un cessez-le-feu rapide. Les engagements écrits des partis divergent nettement sur ce point, et la campagne de 2027 les obligera à s'expliquer.