Le nouveau projet du Parti socialiste - #CamPuS2026
Séance plénière de l'université d'été du Parti socialiste à Blois (« CamPuS 2026 »), consacrée au projet du parti pour 2027, que les militants ont adopté depuis sa présentation d'avril. Chloé Ridel, qui en a coordonné la rédaction, anime la séance. Elle interroge d'abord trois invités de la société civile, qui ne sont pas membres du PS et dont les propos ne sont pas attribués au parti : l'économiste Anne-Laure Delatte (CNRS), Laurence Tubiana (Fondation européenne pour le climat) et François Croquette, ancien ambassadeur, administrateur d'Amnesty International. Elle donne ensuite la parole à trois membres socialistes du comité de pilotage du projet : Antoine Guillou, adjoint au maire de Paris, et les députés européens Christophe Clergeau et Jean-Marc Germain. L'axe de la liberté, que Chloé Ridel reprend en ouverture, a été instruit dans l'analyse de sa conférence de presse du 22 avril : il n'est pas repris ici. Une correction de transcription porte un verdict : « l'apartaille de genre », dans l'intervention de François Croquette, a été restitué en « l'apartheid de genre », seule lecture compatible avec la mesure du projet qu'il invoque dans la même phrase. Captation de 68 minutes publiée par le compte officiel du PS.
Elle pose la formule en ouverture, en présentant un projet adopté, dit-elle, par 83 % des militants. Elle prolonge l'analyse de sa conférence de presse d'avril, où elle déclarait « derrière nous » le temps de la social-démocratie. Antoine Guillou en donnera plus loin l'autre moitié : la méthode, qui distinguerait le PS de la droite « mais aussi parfois » d'une partie de la gauche.
« Ce projet, il porte des propositions fortes, des lignes claires. Il nous identifie tel que nous sommes. Une gauche qui porte une radicalité de vision, d'ambition, de proposition, mais toujours avec une méthode réformiste et démocratique. On dit pour la formule consacrée, une gauche radicale de gouvernement. »
Le projet écrit garantit bien, pour les écoles, hôpitaux, bureaux de poste et forces de sécurité des territoires fragiles, « une distance maximale entre l'usager et le service » et un nombre minimal de services physiques par bassin de population. Il ne chiffre en revanche cette distance que pour deux services : 30 minutes pour le collège ou le lycée, 45 minutes pour une maternité. Le seuil unique de 30 minutes pour tous les services essentiels est propre à la tribune.
« Dans le projet socialiste, c'est évidemment une de nos priorités avec la démarchandisation des services essentiels, avec aussi la justice fiscale, la résistance à la prédation du secteur privé sur un grand nombre de services publics, des services aussi publics partout à visage humain, pas un Français à plus de 30 minutes des services publics essentiels. »
L'économiste du CNRS, invitée par le PS, conteste les deux récits qui bloquent selon elle tout changement de stratégie — « on dépense trop », « on prélève trop ». Son explication des services dégradés et du déficit tient en un mécanisme : l'allègement des prélèvements des entreprises, présenté comme une condition de la compétitivité, a retiré des recettes au modèle social sans que ce coût soit jamais assumé devant les Français.
« La France, elle s'est insérée dans la mondialisation économique, elle a subi une concurrence internationale et on a dit bah il faut baisser les prélèvements obligatoires des entreprises, il faut baisser le coût du travail parce que sinon on n'y arrivera pas. Sauf qu'on a oublié de dire aux Français, ça a un coût, ça va avoir un coût sur le modèle social parce que ces cotisations, ces prélèvements, ils finançaient un modèle et ça peut avoir un coût budgétaire si ça ne fonctionne pas. Et c'est il me semble une explication de la crise de la dette en ce moment. »
C'est, pour l'invitée, la raison pour laquelle le récit des dépenses excessives résiste : il sert des intérêts organisés. Elle cite l'enseignement supérieur, où une part croissante des étudiants passe par le privé, les cliniques privées financées par l'Assurance maladie, et les retraites. Le projet socialiste répond par la « démarchandisation » des services essentiels, qu'il érige en boussole.
« Il y a une logique de prédation d'une partie du marché parce que finalement quand des services publics se dégradent, ça ouvre des offres privées alternatives payantes. […] Les retraites, il faut pas se leurrer. En fait, c'est un énorme marché pour les fonds de pension. Donc plus on dégradera le contrat autour des retraites, plus on sera obligé à un moment de compenser par de la cotisation privée, par de la souscription au contrat privé. »
Le projet porte le SMIC à 1 690 € net, ouvre une conférence sociale sur les salaires au-dessus, et supprime les exonérations de cotisations entre 2 et 3,5 SMIC (11 milliards d'euros par an), jugées sans effet sur l'emploi. Le tournant qu'elle relève vaut aussi à l'égard du PS lui-même : l'allègement du coût du travail (CICE en 2013, pacte de responsabilité en 2014) avait été l'un des piliers du quinquennat Hollande.
« Quelque chose que je n'aurais jamais cru lire dans un programme, enfin en tout cas il y a quelques temps, c'est que bah on veut redonner du pouvoir d'achat aux salariés mais pas par une baisse de cotisation sociale, par une augmentation des salaires. […] J'ai l'impression qu'il y a un vrai tournant là et ça peut être un détail technique mais il me semble que ça en est pas un parce que ce que je lis là c'est que on est prêt à revenir sur cette logique de définancement de la protection sociale et à recroire dans la protection sociale. »
L'une des architectes de l'accord de Paris, invitée de la séance, prête cette formule au président de la République « cet été ». Elle n'a pas été retrouvée dans une déclaration de l'été 2026 ; elle rappelle en revanche les vœux d'Emmanuel Macron du 31 décembre 2022 (« Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? »), devenus une référence de ses critiques. 1988 est l'année de création du GIEC.
« Moi cet été, j'ai été frappée, il y a eu des formules incroyables du genre un président de la République est encore là disant « Comment aurait-on pu prévoir ? » Je crois que je suis tombée de ma chaise. Alors comment aurait pu prévoir ? Ben, ça fait depuis 1988, monsieur le président, que les scientifiques montrent que ceci va arriver, est en train d'arriver, s'aggrave. »
Elle parle en connaisseuse : elle a été la conseillère pour l'environnement du Premier ministre Lionel Jospin. Le doute qu'elle décrit — l'écologie est-elle compatible avec le logement, l'alimentation ? — lui sert à réclamer que la question devienne centrale, dans le programme comme dans la campagne.
« Pour avoir été autour de vous depuis beaucoup d'années quand même, depuis le gouvernement de Lionel Jospin, on voit que il y a eu quand même un temps d'intégration et d'hésitation entre qu'est-ce que ça veut dire développement et écologie. Est-ce que c'est compatible ? Est-ce qu'on n'est pas en train de privilégier des choses très spécifiques par rapport aux besoins de logement, d'alimentation et cetera ? Non, aujourd'hui on voit c'est non seulement nécessaire mais ça doit être central. »
Elle vise les syndicats agricoles majoritaires (FNSEA et Jeunes agriculteurs), dont les demandes ont selon elle occupé le débat de l'été, et rappelle que même l'extrême droite andalouse a dû admettre qu'il n'y avait plus d'eau à promettre. Le projet socialiste prévoit d'interdire les méga-bassines et de restaurer le cycle de l'eau par des solutions fondées sur la nature — haies, zones humides, agroforesterie.
« Écoutez les syndicats majoritaires de l'agriculture, bah il faut plus d'irrigation, donc il faut plus pomper. Il faut faire plus de bassins en plus à l'air libre. Donc comme ça ça s'évapore plus vite. Plus de solutions techniques évidemment de la climatisation et plus de Canadair. C'est là-dessus qu'a porté le débat pendant l'été. »
Elle y voit le moteur d'une offensive internationale — Russie, États-Unis, France — qui a imputé cet été l'impréparation aux écologistes et à « l'écologie punitive ». Elle s'appuie sur les relevés de QuotaClimat, association que finance sa fondation, précise-t-elle, sur la désinformation climatique quotidienne des chaînes du groupe Bolloré. D'où sa conclusion : la sécurité énergétique passe par la sortie des fossiles.
« Mais depuis l'invasion de l'Ukraine, je m'arrêterai là, ils ont repris une force. Le secteur pétrolier gazier a repris une force extraordinaire. Alors, parler des prédateurs et du coup de l'argent que ça génère, les rentes et les rentes pétrolières et gazières. C'est ça qui fait que on est inondé de cette bataille de l'information. Donc ne nous trompons pas, la sécurité énergétique c'est pas le pétrole et le gaz, c'est justement de combattre cette désinformation et cette politique qui est antisouveraine, antiautonomie et qui aujourd'hui fait porter la responsabilité sur ceux qui juste le subissent. »
Ancien ambassadeur pour les droits de l'homme, il intervient comme administrateur d'Amnesty International. Parmi ces signes, il range les dissolutions d'associations prononcées sans contrôle préalable du juge, les conditions mises aux subventions et la répression des collectifs propalestiniens (Urgence Palestine). Le projet socialiste veut abroger le « contrat d'engagement républicain » imposé aux associations et réviser les lois « d'exception » qui portent atteinte aux libertés publiques.
« Nous avons beaucoup travaillé à Amnesty avec nos collègues de la section hongroise ou celle de la section tunisienne pour voir comment s'était déconstruit l'état de droit dans leur pays. Et ce qu'ils nous ont montré, c'est que c'est un processus qui est souvent graduel. Ça commence par la désinformation, de la propagande acharnée et puis des mesures qui visent un secteur, l'éducation, la presse et qui se généralise. Et à partir d'un moment, l'engrenage est tel qu'on peut plus revenir en arrière. »
Il vise la présomption de légitime défense pour les policiers et gendarmes qui font usage de leur arme, adoptée par l'Assemblée le 7 juillet 2026 sur un texte du député LR Éric Pauget, et que la socialiste Fatiha Keloua Hachi a combattue. Juste avant, il a dénoncé le défilé de la BRAV-M le 14 juillet, « une insulte à la mémoire de Malik Oussekine ». Le projet socialiste prend le chemin inverse : réviser la loi de 2017, votée sous François Hollande, pour ramener l'ouverture du feu en cas de refus d'obtempérer à l'absolue nécessité et à la stricte proportionnalité.
« Alors, un mot à ce titre sur le vote qui vient d'intervenir de la proposition de loi sur la présomption de légitimité d'usage des armes à feu par les forces de l'ordre. C'est un permis de tuer. Il faut appeler encore une fois les choses par leur nom. […] Il a été voté, il arrive au Sénat. »
Il trace une pente du « on peut plus rien dire » de l'animateur de CNews Pascal Praud aux « délires masculinistes et suprémacistes » de l'Américain Nick Fuentes, et y range la concentration des médias, les attaques contre l'audiovisuel public et la surveillance — vidéosurveillance algorithmique expérimentée depuis les Jeux olympiques, reconnaissance faciale. Le projet socialiste traite les deux premières, pas la troisième : il ne vise la « surveillance de masse » que dans un traité international sur l'IA.
« Ce sont bien ces libertés qui sont le fil rouge de ce projet, de voir comment elles sont retournées contre nous-mêmes. La liberté d'expression, elle est retournée contre les journalistes. »
Adjoint au maire de Paris et membre du comité de pilotage, il donne l'envers de la « gauche radicale de gouvernement » revendiquée par Chloé Ridel en ouverture : la radicalité porte sur les objectifs, la méthode reste la négociation. La pique vise d'autres sensibilités de gauche, qu'il ne nomme pas. Ses outils sont au projet : gestion de l'assurance chômage rendue aux seuls partenaires sociaux, CESE transformé en conseil de la société civile avec 150 citoyens tirés au sort.
« C'est aussi une méthode de gouvernance et une manière d'arriver à faire société ensemble pour faire en sorte que ces changements radicaux qu'on appelle de nos vœux et bien on puisse les mettre en œuvre collectivement et non pas les imposer brutalement, chercher à nécessairement plaquer une vision de manière autoritaire. Et je crois que ça, cette méthode, l'ADN de notre famille politique encore une fois, ça nous distingue évidemment de nos adversaires de droite mais ça peut aussi parfois nous distinguer de certains camarades d'autres sensibilités à gauche. »
Son argument de départ : les collectivités ont compensé par leurs investissements le désengagement de l'État, et elles restent souvent le dernier guichet ouvert. Le projet crée pour elles une contribution censée rétablir « le lien fiscal entre citoyen, entreprise et territoire » — lien que la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales, achevée en 2023, a distendu. Il ne dit ni qui la paierait, ni sur quelle base, ni ce qu'elle remplacerait.
« Et pour ça, on porte aussi dans le programme, dans le projet pardon, plus d'autonomie fiscale pour les collectivités locales avec notamment l'idée d'avoir cette contribution territoriale, pas forcément pour recréer un impôt supplémentaire, mais pour réinterroger toute la fiscalité et faire en sorte que cette autonomie fiscale fonctionne, pas juste pour le plaisir de l'autonomie des collectivités, mais parce que derrière, c'est vraiment l'investissement dans le service public. »
Le député européen, secrétaire national du PS aux transitions, retourne les deux formules des invités — la « faillite climatique » citée par Tubiana, le « permis de tuer » de Croquette — contre la droite et l'extrême droite, sans nommer personne : pompiers morts au feu, personnes âgées décédées après des transferts successifs en Gironde, cancers d'enfants. C'est le registre le plus dur de la séance, et il le propose comme ligne de campagne.
« Pour moi, la faillite écologique française européenne est un permis de tuer, de tuer des pompiers qui sont morts face aux incendies […] et de tuer des enfants, des jeunes adultes en Europe qui sont aujourd'hui frappés par l'explosion des cancers et des autres maladies chroniques liées à la dégradation de leur environnement. Et il faut aussi qu'on change de discours, qu'on monte en radicalité dans la confrontation à la droite et à l'extrême droite. Ce qu'a décrit Laurence Tubiana, c'est un assassinat. Ce sont des criminels. »
Le texte les appelle « lettres de plafond écologique » et les rend opposables : elles conditionneraient les arbitrages budgétaires au respect d'objectifs environnementaux et climatiques précis, ministère par ministère. Clergeau en fait le remède à l'isolement de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, dans un gouvernement sans « cohérence » écologique.
« Bon bah c'est la période où chaque ministre reçoit ses lignes de cadrage, ses lettres de cadrage budgétaire. Où sont les lettres de cadrage écologique qui fixeraient pour chaque ministère chaque année les objectifs à atteindre dans son domaine de compétence, dans une cohérence gouvernementale qui n'existe pas aujourd'hui. On voit l'isolement de Monique Barbut. »
Le député européen, qui suit les questions budgétaires pour les socialistes au Parlement européen, décrit une continuité là où deux autres intervenants de la séance voyaient une rupture : Christophe Clergeau parlait d'« une erreur politique que l'on paye », avoir séparé l'écologie du social, et Laurence Tubiana d'un « temps d'hésitation » depuis le gouvernement Jospin. Les deux récits ne portent pas tout à fait sur le même objet — les projets écrits d'un côté, les politiques menées de l'autre —, et la séance les laisse côte à côte.
« Et c'est pour ça que je suis heureux que depuis 2008, tous nos projets mettent au cœur du projet économique et social la question écologique et ce projet ne dément pas et que bien sûr l'approche écologique des socialistes, c'est qu'il y a pas d'écologie qui ne serait sociale. »
Le chiffre est exact : au débat du Medef diffusé la veille sur LCI, Marine Le Pen a annoncé 125 milliards d'euros d'économies, en visant les agences publiques, l'immigration et la contribution nette de la France au budget européen. Que l'effort porte aussi sur les budgets sociaux est la lecture de l'orateur, comme la « quasi-sortie » de l'Union qu'il voit dans la baisse de la contribution. Le projet socialiste propose l'inverse : tripler le budget européen, à 3 % du PIB, par de nouvelles ressources propres.
« Et la menace de l'extrême droite, c'est à la fois un programme dont on a vu hier avec les propositions de Marine Le Pen qu'il est dangereux socialement. Elle propose 125 milliards d'économies sur les budgets qui seront forcément sur la fonction publique comme elle le dit mais aussi sur les budgets sociaux. Elle propose et elle revient à une quasi sortie de l'Union européenne. »
Elle répond à Antoine Guillou, qui assurait que la contribution territoriale n'était « pas forcément » un impôt supplémentaire : « si, en fait, il y a pas de problème ». Elle est la seule de la séance à dire ce que coûterait la socialisation que tous réclament. Pour repère, la dépense publique atteignait 57,1 % du PIB en 2024 selon l'Insee — un total qui inclut aussi les prestations versées en espèces.
« Si on est pour la mutualisation et la socialisation, il faut l'assumer. En réalité, moi je suis pour un modèle où les dépenses collectives, c'est-à-dire celles qui sont en dehors du marché, elles représentent peut-être 60 % du PIB dans 10, 15 ans. Et ça voudra dire beaucoup plus d'impôts. Et si on paye plus d'impôts, plus de prélèvements obligatoires, mais qu'en contrepartie on est mieux protégé et on a un pays qui est moins inégalitaire, alors je crois que c'est un vrai projet de gauche. »
C'est la formule même du projet écrit, qui vise un mix 100 % décarboné en 2050. Elle trace la frontière de deux côtés : le RN et son plan de climatisation, et « d'autres » qui n'assumeraient pas de sortir des énergies fossiles. À gauche, c'est le nucléaire qui sépare le projet socialiste de celui de LFI, qui en prévoit la sortie.
« Laurence, qu'est-ce qu'on va dire nous cette année à ceux qui nous expliqueront au RN qu'il faut mettre la clim et ça suffira ou à d'autres qui n'assumeraient pas de sortir des énergies fossiles alors que c'est aujourd'hui la condition de notre liberté. Nous nous assumons d'évoluer vers un mix avec du nucléaire autant que nécessaire et des renouvelables autant que possible avec une ambition pour une écologie populaire. »
Les mandats existent : la Cour pénale internationale les a émis en juillet 2025 contre le chef suprême des talibans, Haibatullah Akhundzada, et le président de leur Cour suprême, Abdul Hakim Haqqani, pour l'oppression des femmes et des filles que l'ONU qualifie d'« apartheid de genre ». Mais le crime retenu est la persécution fondée sur le genre, déjà prévue par le statut de Rome. L'apartheid de genre n'est pas un crime en droit international — c'est précisément ce que le projet socialiste veut faire reconnaître.
« C'est presque paradoxal, mais des décisions de la Cour pénale internationale qui sont en train de changer la donne. […] Il y a le mandat d'arrêt contre deux dirigeants talibans sur un motif nouveau, celui de l'apartheid de genre que nous défendons dans le projet aussi et c'est une des nouvelles frontières des droits humains. »