JANCOVICI : IL FAUT SE PRÉPARER !
Entretien de 52 minutes accordé par Jean-Marc Jancovici à la chaîne LIMIT, tourné le 20 août 2026 à l'Académie du climat à Paris et mis en ligne le 26 août, jour même du lancement de la campagne de financement dont il y est question. L'intervieweur, qui se présente comme belgo-français, le reçoit en habitué et annonce d'emblée la révélation d'un « projet secret ». Ce projet est le cœur de l'entretien : « Un commun accord », une assemblée citoyenne de 150 personnes tirées au sort, qui siège six week-ends au Conservatoire national des arts et métiers à Paris de septembre 2026 à février 2027, deux mois avant l'élection présidentielle. Jancovici y parle à deux titres qu'il prend soin de distinguer — président du Shift Project pour tout ce qui touche aux plans et à l'analyse des programmes, bénévole de cette initiative-là, qui n'est pas portée par le Shift. La transcription automatique déforme systématiquement son nom (« Jeankovichi », « Jean Covici »), le nom du projet (« incomo », « incompo ») et celui du Shift Project (« chip project », « chiffre project ») ; elle abîme aussi des noms propres et quelques mots isolés. Les corrections évidentes ont été faites, les passages trop dégradés sont restitués dans l'analyse plutôt que cités. Une correction demande vérification à l'écoute parce qu'un verdict en dépend : à 22:08, le transcript porte « élections législatives hors solution », restitué en « hors dissolution ». C'est la seule lecture qui rende l'affirmation exacte, l'abstention de 2024 étant retombée à 33 % quand celles de 2017 et 2022 dépassaient 50 %. L'entretien est bienveillant et sans contradiction : aucune des objections adressées à Jancovici par ailleurs — dont celles que porte ce dossier — ne lui est opposée ici.
Le point de physique sur lequel repose tout le reste de l'entretien, et il est conforme au consensus scientifique. Le GIEC établit une relation quasi proportionnelle entre le réchauffement de surface et les émissions cumulées de CO2 : la température se stabilise quand les émissions nettes atteignent zéro, pas quand elles diminuent. La conséquence qu'il en tire — chaque gramme ajouté prolonge le changement — est donc exacte, et elle explique qu'il refuse de traiter un été extrême comme un événement.
« le système climatique réagit à la quantité totale de CO2 qu'on met dans l'atmosphère. Donc tant qu'on rajoute 1 g de CO2 dans l'atmosphère, le climat continue de changer. Donc ce qu'on a vécu cet été, c'est dit, répété depuis des décennies. C'est pire que ce qu'on a connu jusqu'à maintenant et c'est mieux que une partie des choses que nous connaîtrons dans 10 ans ou dans 20 ans ou peut-être l'année prochaine. »
Le regain d'attention de l'été 2026 ne le rassure pas : les saisons tiennent à l'inclinaison de la Terre, donc l'automne ramènera l'oubli. Il y superpose un mécanisme institutionnel — une démocratie très court-termiste, où un élu travaille sérieusement deux ou trois ans avant que la réélection ne reprenne la main. Ces deux amnésies sont ce que son projet prétend contourner.
« ce qui risque de nous faire rentrer dans l'amnésie s'appelle tout simplement l'automne et l'hiver. […] ce qui me fait très peur, c'est que au moment de l'automne et de l'hiver on a la mémoire tellement courte qu'on oublie ce qui vient de se passer et ce qui continue à se passer du reste pendant cet été. »
Il ramène le fait de n'être jamais rassasié à un trait partagé avec le reste du vivant — obtenir le plus possible en se fatiguant le moins —, longtemps facteur de survie, devenu sans plafond dès lors que la machine fait le travail. L'escalade qu'il décrit est délibérément triviale, et c'est ce qui la rend efficace : chaque palier atteint devient le point de départ du suivant.
« une fois qu'on a chacun un appartement, on veut chacun un appartement avec l'eau courante. Puis une fois qu'on a chacun un appartement avec l'eau courante, on veut une maison avec piscine. Puis une fois qu'on a une maison avec piscine, on veut un 4×4. […] Donc en fait, on n'est jamais rassasié, on en a jamais assez et ça c'est pas un problème technique. Toute la technologie du monde ne résoudra rien à ce problème. »
Passage inattendu dans un entretien de promotion. Après avoir posé que le statut, les valeurs et l'image de soi sont les leviers sur lesquels il faut jouer faute de pouvoir compter sur la technique, il retourne l'analyse contre son propre travail. L'aveu est bref, n'est pas relevé par l'intervieweur, et éclaire la stratégie exposée plus loin, qui mise précisément sur ces ressorts.
« une partie de ce que je fais, quand je dis que ça a du sens pour moi, en fait, il y a une petite hypocrisie derrière ça. Ça a du sens pour moi parce que ça participe à l'image que je donne aux autres. »
Prise de position coûteuse, qu'il signale comme telle : elle lui vaut des démêlés dans le monde économique, où il intervient beaucoup. Ce qui décidera du destin de l'humanité relèverait des valeurs, non des dispositifs techniques. Il ajoute que ce levier joue dans les deux sens : les pulsions de mort en font partie, et quand des pays se font la guerre, tout le reste passe au second plan.
« je ne pense pas, et c'est l'ingénieur qui parle, que c'est fondamentalement les technologies qui changeront la donne. Du reste, ça me vaut quelques démêlés avec des gens qui pensent que c'est pas bien que je dise ça dans le monde économique, mais je pense que ce qui va fondamentalement changer la donne du destin de l'humanité, ça sera plus dans le champ des valeurs »
La clé de voûte de tout ce qu'il entreprend, et il sait qu'elle est contestée : on lui objecte qu'elle dédouane les dirigeants. Il concède leur part — il rappelle une vidéo au titre « extrêmement critique » pour le président de la République — mais renvoie à la façon dont la population organise ses priorités. Le Shift Project s'adresse aux dirigeants et aux cadres ; cette initiative-là, à monsieur et madame tout le monde.
« je discute pas tant que ça avec des politiciens, parce que je pense que la solution première n'est pas chez eux, c'est-à-dire que la solution sera chez les politiciens le jour où elle est dans la population. »
Le nom est un pied de nez à une campagne qu'il décrit comme un concours de désaccords. Le dispositif : 150 personnes tirées au sort par générateur aléatoire de numéros de téléphone, panel recherché représentatif en âge, catégorie socio-professionnelle, genre et lieu de résidence. Il revendique plus loin une première mondiale, prudemment (« je crois ») : c'est l'initiative privée qui est inédite, plus que l'assemblée elle-même.
« Une élection présidentielle, c'est quoi ? C'est un moment où il y a tout un tas de candidats qui expliquent en quoi ils sont pas d'accord les uns avec les autres. […] On leur dit : « Ben nous, on va vous montrer sur quoi on arrive à se mettre d'accord. » »
L'assemblée ne travaillera pas sur des thèmes mais sur des arbitrages posés comme exclusifs. L'exemple qu'il déroule oppose pouvoir d'achat et emploi : les emplois français étant mieux payés que ceux du Sud global, relocaliser suppose d'accepter une hausse des prix, ne pas relocaliser suppose d'accepter que ces emplois restent ailleurs. Il précise que ce ne sera peut-être pas ce dilemme-là qui sera retenu.
« Est-ce qu'on veut rapatrier chez nous la fabrication des voitures électriques, […] des vêtements et cetera et du paracétamol pour être souverain ? Et à ce moment, est-ce qu'on accepte l'éventuelle hausse de prix qui va avec ? […] Et à ce moment, on accepte que ces emplois restent ailleurs au risque un jour du reste de nous-même de ne plus avoir d'emploi, donc de ne plus avoir de pouvoir d'achat du tout. »
Les 150 disposent de six week-ends — de septembre 2026 à février 2027, au Conservatoire national des arts et métiers —, d'un exposé initial, et surtout de la capacité de convoquer les experts de leur choix et d'auditionner des responsables. La sortie attendue est un constat, une décision, une proposition. Une plateforme numérique doit permettre à chacun de traiter les mêmes dilemmes et d'organiser des débats locaux.
« Vous avez du temps pour réfléchir. Vous allez avoir un exposé initial de la situation, vous aurez la possibilité de convoquer tous les experts que vous voulez pour leur demander des avis. Vous aurez la possibilité d'auditionner des gens qui ont des responsabilités […]. Et à l'arrivée, vous allez nous dire voilà où on pense que l'optimum se trouve pour le pays. »
C'est le passage que la vidéo met en ouverture, et le reproche qui justifie l'existence du projet. Il ne vise aucun parti en particulier mais l'ensemble du champ politique, accusé de raisonner avec un logiciel hérité des Trente Glorieuses : dans un monde sans limite on peut tout promettre à la fois, dans un monde avec limites il faut arbitrer et le dire.
« dans un monde avec limite, on est obligé de faire des choix et ces choix aujourd'hui ne sont pas correctement instruits par le monde politique qui continuent à raisonner avec un logiciel qui date de la société d'abondance des Trente Glorieuses et qui continue à penser qu'on peut promettre aux gens en même temps et l'emploi et le pouvoir d'achat et l'environnement et ceci et cela et l'intelligence artificielle. Non, c'est mentir aux gens que de leur dire ça, c'est pas vrai. »
Sa lecture de la crise démocratique tient en une opposition. L'expression collective n'offrirait que deux registres : la résignation, dont le vote fait partie puisque personne n'adhère ligne à ligne au programme qu'il choisit, et la protestation — manifestation, pétition. Or « dire ce contre quoi on est, ce n'est pas dire ce pourquoi on est ». L'assemblée est le troisième terme manquant.
« Si je prends l'exemple d'un moyen de résignation, c'est le vote. En fait, le vote aujourd'hui est vu comme un moyen de résignation. Qui, dans les gens qui nous regardent, vote pour quelqu'un en adhérant ligne à ligne à chacune de ces propositions ? Personne. »
L'essentiel se recoupe. L'abstention au premier tour des législatives a atteint 51,29 % en 2017 et 52,49 % en 2022, deux records successifs sous la Ve République — la précision « hors dissolution » est indispensable, celle de 2024 étant retombée à 33 %. Le baromètre CEVIPOF de janvier 2026 confirme trois autres chiffres de l'entretien : 77 % de Français favorables aux conventions citoyennes, 78 % sans confiance dans la politique, 60 % de confiance envers leur maire. Seul le 60 % pour « aucun » candidat idéal dépasse ce qu'on trouve : Elabe mesurait 53 % en avril 2026.
« aux deux dernières élections législatives hors dissolution, au premier tour, il y a plus de la moitié de la population française qui n'a pas voté. […] Quand on demande à la population française parmi tous les candidats qui existent déjà lequel représente pour vous le président ou la présidente idéale, la première réponse qui vient avec 60 % des gens, c'est : aucun. »
Les trois quarts du budget sont déjà réunis, dit-il : la cagnotte Ulule sert à mesurer un soutien, pas à le payer — d'où l'euro symbolique, et l'étalon qu'il se donne, les effectifs du plus gros parti français. Le record visé est réel : « Décarbonons la France », du Shift Project, a réuni 36 552 contributeurs en 2025. Le pari a été tenu au-delà de l'annonce — plus de 30 000 soutiens en vingt-quatre heures, record de la plateforme, et 50 000 franchis depuis.
« ce qu'on souhaite, c'est faire péter les compteurs du nombre de soutiens. Ce que nous a dit Ulule, c'est qu'à date le plus grand nombre de soutiens jamais enregistré sur une campagne de financement participatif, c'était le plan de transformation de l'économie française du Shift Project, avec plus de 36 000 soutiens. Là, on voudrait aller très au-delà de ce nombre. »
Réponse immédiate et sans réserve à la question de l'intervieweur. Il l'avait déjà dite sur cette même chaîne, et la répète en trois formulations successives — pas de tremplin, pas d'embryon de parti, pas de candidature nationale. Le reste de l'entretien lui donne un prolongement concret : il s'interdit de rencontrer le moindre candidat jusqu'au scrutin.
« ce projet n'est en rien un tremplin pour une ambition électorale quelle qu'elle soit. Ce projet n'est en rien l'embryon d'un parti politique. J'ai dit, y compris sur ta chaîne, que je ne me présenterai pas à une élection nationale et je n'ai aucune intention de me présenter à une élection nationale et je ne le ferai pas. »
Le passage que la vidéo place en ouverture, et qui lui donne son titre. Le climat n'y est qu'un symptôme : ce qui se dérègle serait le système lui-même, conçu pour un monde sans limite — il y range aussi la déstabilisation géopolitique et la dépendance à des chaînes de valeur longues. La préparation dont il parle n'est donc pas matérielle mais délibérative.
« Le climat, […] j'accepte très volontiers de dire, et je l'ai toujours dit, c'est un symptôme parmi d'autres de quelque chose qui est plus large, qui est un début de dysfonctionnement général du système que nous avons mis en place, qui fonctionnait très bien dans un monde sans limite et qui commence à dysfonctionner de plus en plus dans un monde avec limite. Donc on a plein de sujets sur lesquels il va falloir qu'on ait de nouvelles manières de délibérer et de nouvelles manières d'avancer, idéalement dans la douceur et la concertation, parce que sinon, malheureusement, ma grande crainte, c'est que ça se fasse dans la brutalité et l'autoritarisme. »
Prolongement historique de la crainte précédente, appuyé sur la Saint-Barthélemy, la traite négrière et la Shoah : chaque fois que les temps se durcissent, la difficulté est imputée à un autre, et ces temps difficiles sont d'abord des problèmes de ressources. Une autre analyse de ce dossier lui oppose ce mécanisme comme un risque de son propre discours ; ici, c'est lui qui l'énonce.
« Toujours, en fait, l'autre a été le bouc émissaire de ses propres difficultés quand les temps devenaient difficiles. Toujours. […] Et quand les temps deviennent difficiles, c'est souvent un problème de ressources. Pas assez à manger, pas assez à ceci, pas assez à cela. »
La punchline sert un raisonnement plus large sur la défiance, qu'il explique par une limite qu'il dit biologique : on ne fait confiance qu'à quelques centaines de personnes qu'on connaît, au-delà l'élu devient une abstraction. D'où la confiance élevée dont bénéficient les maires — de l'ordre de 60 % — et son effritement à mesure que la commune grandit.
« il y a deux catégories de politiciens. Il y a ceux qui courent les plateaux de télé et qui ont pas le temps de bosser, et ceux qui bossent et qui ont pas le temps de courir les plateaux télé. […] on connaît surtout les premiers qui, comme ils courent les plateaux télé, n'ont pas le temps de bosser et donc ils savent rien sur rien, et c'est eux qui nous désespèrent. »
C'est la limite du dispositif, et il l'assume plutôt qu'il ne la masque : les 150 ne décident de rien, ils produisent des propositions dont il ignore ce qu'elles deviendront — reprises par un parti, relayées par le monde économique ou associatif, ou rien. Il juge qu'un objectif chiffré serait « déceptif », et dit plus loin que le pays n'a pas qu'un problème de plan, mais de mécanismes de décision.
« Je suis sûr qu'il va en sortir des trucs intéressants. Quoi exactement ? Je ne sais pas. Et en fait, ça serait déceptif si on savait quoi exactement. […] Il va en ressortir, d'une manière générale, ce que j'espère : une modification du rapport de force entre le monde politique et la base électorale. »
Il l'énonce en disant ce qu'il espère des candidats : qu'ils se documentent sur le monde tel qu'il est plutôt que sur ses représentations conventionnelles. La phrase résume trente ans de sa pédagogie, et c'est aussi ce que ses contradicteurs visent en priorité — une autre analyse de ce dossier lui reproche de raisonner sur des flux physiques sans poser qui détient l'appareil productif.
« ils arrêteront de croire que les indicateurs conventionnels, le droit ou l'économie, c'est ça la réalité du monde. La réalité du monde, c'est pas le droit et l'économie. La réalité du monde, c'est des mètres, des litres, des kilowattheures et des mètres carrés. C'est ça la réalité. »
Le fait est établi : Emmanuel Macron s'était engagé en 2019 à reprendre « sans filtre » les propositions de la Convention, avant d'en écarter trois dès leur remise en juin 2020 — les « jokers » — puis d'en voir l'essentiel raboté dans la loi Climat et Résilience. Ce que Jancovici en retire n'est pas le reproche de reniement mais un défaut de méthode : une délégation s'accompagne toujours d'un droit de regard. Il annonce deux erreurs et n'en développe qu'une.
« il avait fait deux erreurs dans cette convention, Macron. La première, c'était de dire « je reprendrai sans filtre » tout, donc en gros je n'aurai pas de regard critique et personne n'aura de regard critique sur ce que vous avez produit. Or, ça existe pas, ça. »
La date de remise n'est pas neutre : elle place les conclusions de l'assemblée dans la fenêtre où les candidats sont le plus exposés aux questions. Il espère qu'un journaliste s'en saisira pour demander pourquoi telle mesure acceptée par les citoyens ne figure dans aucun programme — et pour poser une question qu'il dit n'avoir jamais entendue en débat préélectoral : sur quoi les candidats sont-ils d'accord ?
« l'assemblée citoyenne va finir ses travaux en février. L'élection, elle aura lieu en avril. […] deux mois pendant lesquels les plateaux télé auront toute latitude de reprendre les travaux et de les confronter aux candidats. Et ils ont également la possibilité de poser une question que je n'ai jamais entendu dans les débats préélectoraux, qui est : « Expliquez-moi, monsieur Truc, madame Machin, s'il y a quand même pas des choses sur lesquelles vous êtes d'accord ? » »
La question bonus de l'intervieweur reçoit deux refus et un aveu. Le premier refus tient au devoir de réserve que lui impose un projet qu'il dit apartisan ; le second est plus rare de sa part — « sur le fond, je saurais pas quoi répondre ». Il ouvre en se rangeant parmi les 60 % de Français qui, selon le chiffre qu'il cite plus tôt, ne se reconnaissent dans aucun candidat.
« je ne rencontrerai aucun candidat à l'élection présidentielle à partir de maintenant et jusqu'en février voire même jusqu'en avril. […] histoire de pas trahir l'engagement qu'on donne aux citoyens qui est de dire : cette affaire est apartisane. »
Le Shift Project examinera qualitativement les programmes de 2027 : le décompte des mesures environnementales tenté au scrutin précédent ne testait pas la cohérence entre chapitres. D'où ce cas d'école — geler le prix des carburants relève de la rubrique économique mais augmente la consommation, quand le même programme promet de limiter les émissions du transport. Il ne nomme aucun parti ; deux programmes chargés sur le site portent ce type d'engagement, et l'objection à son raisonnement vit déjà dans ce dossier.
« il y a plusieurs partis politiques par exemple qui encore aujourd'hui proposaient de geler le prix des carburants. Mais ça, c'est dans la rubrique économique. Ça augmente la consommation de carburant. Quand le même parti dit « Je vais geler le prix des carburants et en même temps je vais limiter les émissions du transport », comment tu juges ? »