« Antisémitisme de gauche » : l'inversion de la réalité — chronique Blast
Chronique de Sébastien Fontenelle (Blast) : le discours sur l'« antisémitisme de gauche » présenté comme une inversion de la réalité. Revue d'épisodes de fin mai 2026 (Malka/L'Express, WWF, Glucksmann, Quatremer, entourage Macron).
Blast conteste l'avocat Richard Malka qui, dans un entretien à L'Express, affirme une « explosion de l'antisémitisme à l'extrême gauche » visant la France insoumise — y voyant une instrumentalisation.
« je vois un antisémitisme à l'état quasi chimiquement pur réapparaître à gauche avec un abcès de fixation à gauche »
Face aux accusations contre la gauche, Blast rappelle des faits récents à l'extrême droite : à Carpentras (maire RN), un chant à la gloire de Pétain ; une élue RN citant l'écrivain antisémite Léon Daudet ; un parti fondé notamment par un ancien Waffen SS.
Blast reproche à Raphaël Glucksmann (Place publique), dans son livre et une tribune au Monde, de vouloir « assumer une politique migratoire régulée » et « reprendre le contrôle », reprenant selon le chroniqueur le cadrage de l'extrême droite.
Blast réfute l'idée que l'immigration serait la préoccupation première des Français : dans les sondages, elle arrive « loin derrière » d'autres priorités comme le pouvoir d'achat et la protection sociale.
« l'immigration dans tous les sondages consacrés aux préoccupations des Français arrive en réalité loin derrière beaucoup d'autres priorités comme par exemple le pouvoir d'achat »
Blast condamne le journaliste Jean Quatremer (Libération) pour avoir relayé puis adopté comme photo de profil un portrait d'Hitler au keffieh visant les militants pro-palestiniens, ainsi que ses jeux de mots sur l'eurodéputée insoumise Rima Hassan.
« Jean Quatremer n'a bien sûr pas eu le moindre mot pour dénoncer ce nouveau carnage : il était trop occupé à justifier son engouement pour un portrait d'Hitler affublé d'un keffieh. »
Après une information du Figaro selon laquelle l'entourage de Macron juge les candidats à 2027 médiocres, Blast souligne que Macron a lui-même nommé plusieurs d'entre eux, dont deux Premiers ministres.