François Bayrou
Part des suffrages exprimés, calculée sur les résultats commune par commune du ministère de l'Intérieur — hors électeurs de l'étranger, absents de cet export. Mêmes chiffres que la carte des présidentielles.
Le 2 septembre 2026, Libération ouvre à l'Académie du climat une série de rencontres publiques en vue du premier tour du 18 avril 2027. Le premier plateau réunit deux candidats que peu de choses rapprochent sur le papier : François Ruffin, député de la Somme et président de Debout !, et Dominique de Villepin, ancien Premier ministre passé du gaullisme à La France humaniste. Une heure et demie animée par Sonia Delesalle-Stolper et Thomas Legrand, dont la tonalité d'entente a plus retenu l'attention que les mesures avancées. Ce dossier suit le débat et ce qu'on lui a répondu — à commencer par la critique du creux : beaucoup d'accords de principe, peu de budgets, de chiffres et de calendriers.
Premier ministre de Jacques Chirac de 2005 à 2007, Dominique de Villepin prépare l'élection présidentielle de 2027 avec La France humaniste, le mouvement qu'il a lancé en juin 2025, et a ouvert sa précampagne à la Sorbonne le 27 mars 2026. Son opposition à la guerre d'Irak et ses positions sur Gaza lui valent une audience qui déborde la droite. Ce dossier confronte ce repositionnement à son bilan de gouvernement — le contrat première embauche, le bouclier fiscal, la cession des sociétés d'autoroutes en 2006 pour 14,8 milliards d'euros —, à ses propositions, comme l'abrogation de la retraite à 64 ans au profit d'un système par points, et à la question que lui pose la gauche : à qui profiterait un vote utile en sa faveur ?
De la présidence Hollande à la primaire de 2026, le récit d'un effondrement : trahisons reprochées, histoire interne rejouée, et une famille politique qui se dispute ce qu'il lui reste.
Le 2 février 2026, une circulaire du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, range La France insoumise à l'« extrême gauche » pour le décompte des municipales : une première, le mouvement étant jusque-là classé à « gauche », ce que le Conseil d'État avait validé en 2024. Le ministère invoque le refus de la discussion parlementaire et une stratégie autonome ; saisi par les insoumis, le Conseil d'État juge le 27 février que le nouveau classement n'est pas « manifestement erroné ». Au-delà de la case administrative, la question est politique : que gagne-t-on à ranger LFI aux extrêmes, face au RN ? Ce dossier rassemble les prises de parole qui en débattent, et les confronte aux faits et au droit.