Boris Vallaud
Le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste départagent leurs candidats à la présidentielle de 2027 par une primaire, « Choisir 2027 », votée les 9-10 et 16-17 octobre 2026 : Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Jérôme Guedj, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel s'y affrontent. La « primaire unitaire » envisagée plus largement à gauche s'était heurtée dès l'hiver aux refus de La France insoumise, des communistes et d'une partie du PS. Ce dossier en suit les débats, les règles — un vote payant pour les non-adhérents — et les critiques : une élection qui divise plutôt qu'elle ne rassemble, une personne choisie à la place d'une ligne tranchée.
Présenté le 22 avril 2026 par Chloé Ridel, amendé par les militants puis adopté le 25 juin, le projet du Parti socialiste pour 2027 se revendique d'une « gauche radicale de gouvernement » : codétermination à parité dans les grandes entreprises, SMIC à 1 690 euros net, nationalisation des autoroutes à l'échéance des concessions, régularisation par le travail, 19 élèves par classe. Ce dossier le confronte à sa propre présentation, du printemps à l'université d'été de Blois, et aux lectures de ses concurrents, qui y voient tantôt un virage à gauche, tantôt des versions affadies des propositions insoumises.
Livraison d'armes, financement européen, négociation, élargissement de la conscription : la guerre déclenchée par l'invasion russe de février 2022 est devenue un clivage intérieur français, et l'un des rares qui traverse la gauche de part en part. D'un côté, ceux qui posent le soutien militaire à Kiev comme un impératif démocratique et jugent toute négociation prématurée une capitulation ; de l'autre, ceux qui y voient une guerre d'usure entretenue par des intérêts qui ne sont pas ceux des populations, et réclament un cessez-le-feu rapide. Les engagements écrits des partis divergent nettement sur ce point, et la campagne de 2027 les obligera à s'expliquer.
Sortie de l'OTAN, non-alignement, droit international porté « comme une bannière », dissuasion strictement nationale, négociation avec la Chine, retour de la Russie dans la « famille européenne » une fois l'Ukraine évacuée : c'est la doctrine internationale que Jean-Luc Mélenchon défend pour 2027. Ce dossier rassemble les prises de parole où La France insoumise l'expose, du Groenland au détroit d'Ormuz, et les confronte aux faits.
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël lancent une guerre contre l'Iran. En riposte, les Gardiens de la révolution ferment le détroit d'Ormuz, par où transitait un cinquième du pétrole mondial, et Washington impose à partir du 13 avril un blocus des ports iraniens. Le choc déborde largement le Golfe : carburants, engrais, prix de l'alimentation. Ce dossier rassemble les prises de parole qui en débattent — la place de la France dans cette guerre, et ce qu'elle coûte aux Français — et les confronte aux faits.
Rester dans le commandement intégré de l'OTAN ou en sortir, étendre la dissuasion nucléaire à l'Europe ou la garder nationale, réarmer vite ou investir dans les satellites et les câbles : la guerre en Ukraine a remis la défense au cœur de la campagne de 2027. Ce dossier rassemble les prises de parole qui en débattent et les confronte aux faits.