Nous ne voulons pas de guerre.
Déclaration vidéo de Jean-Luc Mélenchon, deux jours après le discours du général Fabien Mandon, chef d'état-major des armées, au Congrès des maires de France, le 18 novembre 2025. Le général y avait appelé le pays à se préparer à une confrontation avec la Russie à l'horizon 2030 et à « accepter de perdre ses enfants » ; Mélenchon lui répond au nom des insoumis.
Devant le Congrès des maires, le général Mandon avait estimé que le pays devait être prêt à « accepter de perdre ses enfants » et à « souffrir économiquement » face à la Russie. Mélenchon y voit un manquement au devoir de réserve et à la subordination de l'autorité militaire au pouvoir civil, que la Constitution organise : le président est le chef des armées, et la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement.
« en démocratie et en République, c'est au Parlement et au président et à nul autre de désigner l'ennemi et d'appeler au combat si celui-ci doit être engagé, pas au chef d'état-major des armées. »
C'est le cœur doctrinal de sa réponse : à l'âge nucléaire, la dissuasion rend toute agression contre la France vaine, et répéter publiquement des scénarios de guerre relève d'une « vision archaïque » qui effraie sans protéger. Il n'en tire pas un plaidoyer pour le désarmement : la force de dissuasion doit être prête, et ses adversaires potentiels ne doivent pas pouvoir en douter. Aucune guerre, conclut-il, n'est « inéluctable ».
« Il affirme que le pays doit être prêt dans 3 ou 4 ans. C'est une erreur. Le pays est déjà prêt. Sa force de dissuasion est prête et de potentiels agresseurs ne doivent pas pouvoir en douter. Le général dit qu'il faudrait accepter le risque de perdre des enfants, de souffrir économiquement. C'est une erreur. La France n'acceptera pas la moindre forme d'agression et sa dissuasion est là pour le signifier. »