Tondelier parle de l'HISTOIRE POLITIQUE française ? (elle sait pas, elle n'est pas née...)
Réaction en direct, 22 minutes, de Cass André et d'un invité à une séquence de l'entretien de Marine Tondelier avec Darius Rochebin sur LCI, en septembre 2026 : la candidate des Écologistes à la présidentielle, désignée en décembre 2025, devait qualifier d'un mot chacun des présidents de la Ve République. La chaîne, très sarcastique et favorable à La France insoumise, oppose à ses réponses ce qu'une écologiste aurait pu en dire, puis les compare à celles de Marine Le Pen au même exercice. Les propos de Tondelier et de Le Pen sont des extraits que la vidéo commente.
Tondelier a répondu « un infini respect, puisqu'on est libre grâce à lui ». Le stream n'attend pas un réquisitoire, mais un regard d'écologiste : le remembrement, qui a regroupé les parcelles pour les machines en arasant les bocages, et ce qu'il appelle la consolidation des monopoles agricoles, d'où serait sortie la FNSEA d'aujourd'hui. Depuis 1950, 70 % des haies ont disparu des bocages français, sous l'effet conjugué du remembrement et du recul de l'élevage, selon le ministère de l'Agriculture.
« continuation des politiques d'après-guerre notamment dans le monde agricole genre la consolidation des monopoles agricoles qui ont donné ce qui est aujourd'hui la FNSEA […] surtout si tu es écolo le grand remembrement la consolidation agricole enfin genre des trucs qui quand même d'un point de vue écolo sont importants c'est ce qui a quand même un petit peu contribué à péter les écosystèmes et à renforcer l'agriculture intensive contre laquelle on est »
Tondelier a rapproché Giscard, élu à 48 ans en promettant de moderniser le pays, du Macron de 2017. Le parallèle est juste, concède le stream, mais daté : le Macron d'aujourd'hui gouverne sans négocier, quand de Gaulle, qui avait réprimé Mai 68, avait laissé son gouvernement conclure les accords de Grenelle.
« Macron tel qu'il est aujourd'hui ressemble davantage bah dans ses mauvais aspects à un de Gaulle sans les le peu de bons aspects de de Gaulle, c'est-à-dire la capacité au moins à négocier. […] à l'époque quand il y avait des mouvements sociaux, on cédait encore. »
Face à une Tondelier qui retient l'abolition de la peine de mort et qu'« au début c'était bien », le stream décrit l'échec : les banquiers d'affaires autour de Mitterrand, les attaques contre le franc et ses trois dévaluations de 1981 à 1983, le tournant de la rigueur, et le « chantage » d'une société de consommation qu'il fallait garantir plutôt que de consolider une assise socialiste. Sur les huit présidents de la Ve République, relève-t-il, deux seulement venaient de la gauche.
« ce qu'on apprend dans l'histoire politique française c'est que lorsque la gauche est au pouvoir elle n'a pas le droit d'échouer. Sinon, on s'en prend pour des années et des années de droite dans la gueule. […] Si elle échoue, c'est des générations et des générations de gens qui se sentent trahis, déçus, qui ne reviennent plus aux urnes, que ça a été aussi le début de la montée du FN à l'époque »
Tondelier a répondu « manger des pommes », l'image restée de la campagne de 1995, dont elle dit avoir collé les affiches. Le stream cite la cohabitation, les privatisations, les fermetures d'entreprises, et surtout la formule d'écologiste qu'elle aurait pu prendre : à Johannesburg, en septembre 2002, Jacques Chirac déclarait « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » — maison, et non planète.
« Je sais pas même manger des pommes notre planète brûle et nous regardons ailleurs c'était lui ça aussi non »
Pour elle, Macron, réélu et sans nouveau mandat à briguer, aurait pu prendre des mesures impopulaires, changer la Constitution ou faire voter une loi contre le mensonge en politique, qui lui « tient à cœur ». Le stream la range parmi les propositions « pop » à la Ruffin, qui répondent à une demande sans dire comment : une loi n'a jamais fait disparaître un comportement par sa seule existence. Du bilan de Macron, elle retient la hausse des injustices sociales et l'inaction climatique.
« elle elle fait du vibe politics. Elle fait de la politique à partir des vibe. Genre, c'est vraiment genre ouais, il aurait pu faire une loi contre le mensonge. »
Au même exercice, Marine Le Pen avait répondu « un monument » pour de Gaulle, « un visionnaire » pour Pompidou, « un redoutable roublard » pour Mitterrand : des portraits de caractère, cohérents, pour le stream, avec l'idée d'un chef qui incarne la nation. Tondelier, elle, ramène tout à son expérience — « j'étais pas née », « j'ai pas connu » Pompidou —, ce que la chaîne lit comme un individualisme : sans souvenir personnel, pas d'avis politique.
« Marine Le Pen, elle fait une réponse sur le caractère de chaque personnage et c'est très droitard au final. […] c'est un truc totalement personnalisé de la politique mais qui correspond à la vision autoritaire descendante oui du fascisme quoi. Et de l'incarnation »