PaduTeam — « Comment Barbara Butch a diabolisé Mélenchon ? »
Décryptage de PaduTeam (deux voix) très ironique — l'introduction (0:00-0:25) est du pur sarcasme (« Barbara Butch, victime de la bête immonde… de la France insoumise ») et la vidéo intègre des lectures d'articles à critiquer. La thèse de fond : l'affaire est une opération médiatique de diabolisation de Mélenchon, et le boycott était légitime.
Thèse centrale du décryptage : l'affaire de Grenoble serait une opération médiatique visant à associer LFI à l'antisémitisme — un événement local monté en épingle, à un an de la présidentielle et alors que Mélenchon domine la gauche. Les animateurs citent un « déroulé » repris de la droite et de l'extrême droite jusqu'à une partie de la gauche.
« C'est vraiment là une opération de diabolisation de Mélenchon. »
Les animateurs pointent la réaction de la gauche non-mélenchoniste, au premier rang Sandrine Rousseau, accusée de « taper sur LFI » (en condamnant « sans citer » le parti) pour se reconstruire. Ils relèvent que Barbara Butch a porté plainte contre LFI et Alain Soral dans un même mouvement, assimilation qu'ils jugent absurde.
« C'est une des premières à avoir pris la parole là-dessus, elle vient taper sur la France insoumise. »
PaduTeam défend l'appel au boycott et l'empêchement du concert comme une stratégie anticoloniale classique (de l'apartheid sud-africain au mouvement BDS), estimant qu'il faut soutenir LFI sur ce terrain — tout en reconnaissant que l'opération a pu « partir en vrille » et contraindre LFI à rétropédaler.
« L'empêchement, le boycott, c'est des stratégies de base quand on lutte contre des États coloniaux, de l'Afrique du Sud à BDS aujourd'hui. »
Interrogés sur le tract de la section LFI (un drapeau LGBT frappé d'une étoile de David, avec du « sang »), les animateurs réfutent la lecture antisémite : ce drapeau serait celui du pink-washing israélien (le drapeau d'Israël en version LGBT, tel qu'arboré à la Pride de Tel Aviv où l'artiste a joué), et non un montage désignant Barbara Butch comme juive. Ils estiment que Mathilde Panot, en reconnaissant « un mauvais tract », a concédé un narratif qui n'était pas le bon.
« Ce drapeau-là n'est pas un montage antisémite. »