La France au bord de la récession en 2026 : l'Insee révise à la baisse la croissance française au 2e trimestre
Le 28 août 2026, l'Insee revoit à la baisse sa première estimation du deuxième trimestre : la croissance passe de +0,2 % à 0,0 %, après un recul déjà réévalué à -0,2 % au premier trimestre (contre -0,1 % estimé jusque-là) — la France frôle la récession technique (deux trimestres consécutifs de contraction) sans y basculer formellement, un recul même léger de l'activité au deuxième trimestre suffisant à l'y faire entrer. L'acquis de croissance pour 2026 s'établit à 0,3 %. L'Insee attribue ces révisions à une production agricole plus dégradée que prévu et à des prix des services marchands plus dynamiques qu'anticipé, notamment dans les transports — pas à un ralentissement de la consommation, qui rebondit au contraire de 0,3 % sur le trimestre (après -0,3 %), quand le pouvoir d'achat des ménages par unité de consommation recule de 0,5 % et que leur taux d'épargne fléchit de 17,9 % à 17,2 %. Publiée au lendemain du débat des candidats face au Medef, l'annonce recoupe l'avertissement lancé la veille par Jean-Luc Mélenchon (« Si vous n'augmentez pas les salaires, vous aurez la récession ») sans le confirmer au sens strict : l'Insee ne pointe ni les salaires ni la consommation comme cause de la révision, mais l'agriculture et les prix des services.
