Jean-Luc Mélenchon « La République, c’est moi ! C’était ridicule, je le sais bien » | INA adn
Extrait d'archive de trois minutes publié par l'INA dans sa collection « INA adn ». Un montage d'ouverture enchaîne plusieurs formules célèbres de Jean-Luc Mélenchon, puis un intervieweur lui demande s'il s'est parfois laissé griser par ses propres paroles. Seule sa réponse est analysée. Il y revient sur la scène du 16 octobre 2018, lors de la perquisition du siège de La France insoumise, où il avait lancé « La République, c'est moi ! » à un policier. L'extrait n'indique ni la date ni l'émission d'origine de l'entretien.
Il raconte la scène : le policier lui dit « monsieur, je suis armé » en lui montrant « son petit truc tricolore », et lui répond par son mandat de député. Il concède la forme, défend le fond, et reconnaît que la maltraitance était peut-être seulement ressentie. La scène lui a valu en décembre 2019 une condamnation à trois mois de prison avec sursis et 8 000 € d'amende pour rébellion et provocation.
« C'est ridicule, je sais bien, mais je suis rempli d'une indignation terrible, parce que la République c'est moi, c'est pas lui, c'est moi qui suis député, qui suis maltraité à ce moment-là, ou qui le ressens comme ça. »
Il distingue deux cas. Le premier est l'erreur d'évaluation : une référence littéraire à Shakespeare, lue au premier degré comme un aveu de colère. Le second est d'être « débordé par ce que je ressentais ». Il invoque Louis XI, selon la biographie de Paul Murray Kendall : sa langue lui a coûté cher, dit-il, mais elle l'a aussi servi pour « mettre plus grand que moi en scène ».
« Je croyais très bien inspiré de m'appeler le bruit et la fureur […] en fait ça s'est complètement retourné contre moi parce que les gens se sont dit : mais ce type il est complètement énervé. Bon, c'est raté. »