Mesures extraites des programmes officiels des partis, classées par thématique. Chaque mesure est adossée à une citation exacte du programme ; les mesures marquées « Analyse IA » sont en attente de validation humaine.
La politique énergétique mise tout sur le nucléaire et l'hydraulique : prolongation des réacteurs à 80 ans, confirmation et extension des EPR2, relance des réacteurs à neutrons rapides et de l'hydroélectricité. Le programme stoppe le subventionnement des nouvelles capacités éoliennes et photovoltaïques, abroge le volet électricité de la PPE 3 et supprime des freins réglementaires (CEE, coefficient d'énergie primaire). Une priorité de dispatch nucléaire est inscrite dans la loi et la sécurité d'approvisionnement (uranium, batteries, cyber) est renforcée.
Plutôt que des renouvellements décennaux, un horizon d'exploitation de 80 ans serait fixé d'emblée, les contrôles décennaux vérifiant le respect de la trajectoire.
« Plutôt que de renouveler l'autorisation d'une centrale tous les 10 ans en se demandant à chaque fois si elle va continuer à exister, nous proposons de fixer d'emblée un horizon de 80 ans. »
En complément des six EPR2 prévus (Penly, Gravelines, Bugey), commande de huit réacteurs supplémentaires dès les deux premières années du mandat.
« Si l'avancement des six premiers réacteurs s'avère satisfaisant, nous confirmerons la commande de huit EPR2 supplémentaires dès les deux premières années du mandat. »
Modernisation du parc existant et développement de nouvelles capacités, EDF pouvant ajouter 4 GW dont 2 GW dès 2035 (STEP de Montézic, relance de Redenat).
« EDF estime pouvoir ajouter 4 GW de capacité sur son parc actuel - soit une augmentation de 20 % - dont 2 GW réalisables dès 2035. »
Abrogation du volet électricité de la PPE 3, appels d'offres photovoltaïques et éoliens en mer déclarés infructueux et plus aucun lancement tant que la demande n'augmente pas.
« Nous abrogerons immédiatement le volet électricité de la PPE 3, déclarerons infructueux les appels d'offres non encore attribués en matière de photovoltaïque et d'éolien en mer, et n'en lancerons plus - tant que la demande n'augmentera pas nettement. »
L'électricité serait retirée du dispositif des CEE, réduisant d'autant les obligations nationales et permettant une baisse de 5 % des factures.
« Nous mettrons fin à cette incohérence en sortant l'électricité du périmètre des CEE et en réduisant d'autant le volume global des obligations nationales »
Le coefficient pénalisant l'électricité dans le DPE serait abaissé à 1,2 (niveau finlandais), remettant sur le marché environ 750 000 logements chauffés à l'électricité.
« Nous abaisserons immédiatement ce coefficient de 1,9 à 1,2 - niveau déjà retenu par la Finlande. »
Une règle légale empêcherait de contraindre un réacteur à l'arrêt par manque de demande, avec priorité de dispatch nucléaire activée par RTE.
« Nous inscrirons dans la loi le principe suivant : aucun réacteur nucléaire français en service ne peut être forcé à l'arrêt en raison d'une demande insuffisante sur le marché français. »
Accélération des recherches sur un démonstrateur de réacteur à neutrons rapides, avec un objectif de mise en service d'un premier réacteur de puissance en 2045.
« Nous accélérerons ce calendrier, rompant avec les hésitations passées, en relançant immédiatement, en complément des études d'ingénierie, les programmes de recherche expérimentale sur un démonstrateur, avec comme objectif la mise en service d'un premier réacteur de puissance en 2045 »
Constitution de stocks d'uranium naturel équivalents à cinq ans de consommation pour sécuriser l'approvisionnement du parc nucléaire.
« Nous porterons les stocks stratégiques d'uranium naturel de la France à cinq ans de consommation. »
Sur le modèle lituanien, interdiction de la télégestion des onduleurs solaires et systèmes par des fabricants issus de pays à risque au-delà d'un seuil de puissance.
« nous interdirons simultanément toute gestion à distance par des fournisseurs issus de pays à risque au-delà d'un certain seuil de puissance. »
Élargissement des heures creuses, notamment en été, avec un écart de prix heures pleines/creuses rendu plus incitatif.
« Nous élargirons significativement les plages d'heures creuses, notamment en été. Dans le même temps, l'écart de prix entre heures pleines et heures creuses sera rendu plus incitatif. »